Je siffle au bord du quai
installation sonore pour 7 haut-parleurs
2013

dépôt du CNAP, Bois de sculptures, CIAP, Île-de-Vassivière
exposition personnelle Il y a les nuages qui avancent, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015
exposition personnelle L’oreille interne, gb agency, Paris, 2013

Au bord du quai – version pour 2 haut-parleurs
Festival Musique Action, Vandoeuvre-lès-Nancy, 2016

Les heures creuses 


version en plein air

Je siffle au bord du quai est une installation en plein air pour sept haut-parleurs, qui associe deux oeuvres imbriquées l’une dans l’autre : Je siffle et Au bord du quai.
En pleine forêt et au bord d’un lac, l’installation peut se être entendue de très loin, même ténue, discrète et cachée dans le paysage. En s’approchant, le lieu de l’œuvre se précise : un ensemble de sept arbres situés en surplomb du chemin ont été choisis pour délimiter une circonférence. En haut du tronc de chacun, un haut-parleur est fixé, l’ensemble des sept orientés en tous sens.
Un sifflement (Je siffle) serpente d’un haut-parleur à l’autre, égrène ses fragments mélodiques, incomplets, effilochés, obstinés et répétés, entrecoupés de silences et de temps en temps interrompus par de très courtes séquences hachées de bruits et de passages de trains sans arrêt (Au bord du quai : avec cette sensation que l’on nous coupe la tête).
Le son mince et ténu du sifflement qui se faufile dessine une géographie perturbée : il nous interpelle, nous enveloppe, s’approche puis s’éloigne, nous pouvons partir à sa recherche, essayer de le suivre, mais ses apparitions surprises, son cheminement irrégulier et fuyant nous désorientent.
 

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CIAP, Bois de sculptures, Île-de-Vassivière – photos Aurélien Mole



version en intérieur

L’idée de l’œuvre des sifflements est venue suite à une habitude que j’ai : lorsque je visite un lieu, je siffle en me déplaçant, j’égrène quelques bribes de mélodies qui me viennent soudain, j’improvise, j’éprouve le silence et la résonance, comme un premier repérage, une première mesure.
Lors de cette première version en intérieur, l’installation a trouvé son rythme et sa mesure par l’imbrication des deux pièces d’origine : le sifflement et les interruptions de train.
L’installation prend place dans les deux espaces de la galerie, laisse les sols et les centres vides pour occuper la périphérie des murs.
La résonance du lieu et les échos qui rebondissent de tous côtés, accentuent la surprise, la perte de repère et la vitesse de propagation qui rendent l’œuvre, même à portée de main, fuyante et fantomatique.
 

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gb agency, Paris, 2013 – photos Marc Domage



Au bord du du quai – version pour 2 haut-parleurs

Au bord du quai est localisée sur deux haut-parleurs fixés au mur.
Cette installation fait entendre, entrecoupées de très longs silences (certains de plusieurs minutes), des séquences très brèves de passages de train sans arrêt, avec la sensation que l’on nous coupe la tête. Fragments abrasifs, lancés et ponctués par des sons percussifs ultra courts assimilables à des manipulations d’objets en verre.
Ces séquences micro architecturées semblent intervenir presque par hasard, au beau milieu de l’espace qu’elles viennent perturber, réveiller, parasiter.

extrait 2

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à propos

– article de presse La belle revue, juin, « Les silences éloquents de Dominique Petitgand » par Anne-Sophie Miclo, 2015
– article de presse poptronics.fr, juillet, « Dominique Petitgand ou l’exposition de l’écoute » par Majorie Micucci, 2015
entretien radio Chronique radiophonique n°12, Réseau Art contemporain en Limousin, 2015
entretien avec Marianne Lanavère, inédit, préparation à l’exposition, CIAP Vassivière, 2015