Le ventriloque
installation sonore pour 8 haut-parleurs
2011

exposition personnelle Le ventriloque, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, galerie Michel Journiac, Paris,  2011

Les heures creuses 


Le ventriloque est une oeuvre composite.
Je découpe la galerie en cinq parties, une plus quatre.
La première partie, c’est le sas après l’entrée : lieu pour une documentation (éditions, textes, entretiens radio et vidéo), avant d’entrer dans l’installation proprement dite.
La deuxième partie, après le rideau protecteur, c’est la grande et résonante salle au poteau, au sol en marbre. Plusieurs haut-parleurs par terre pour des atmosphères musicales, quelques flux sonores, des bruits (de fermetures et d’ouvertures) et toutes les réverbérations produites par le lieu. La troisième partie, c’est la petite salle intermédiaire, sombre et vide. Elle ne sert qu’à mettre de la distance entre la grande salle et les voix. Ce vide joue le même rôle que le silence dans les montages. 
L’espace des paroles, le ventriloque, c’est la quatrième partie : la vitrine, derrière la porte entrouverte. Plusieurs voix qui proviennent d’un espace qu’on ne peut qu’entrapercevoir (sauf depuis la rue). Ces voix donnent accès aux récits. Elles sont comme un premier plan inversé, des figures qui flottent au-dessus des sons précédents (à présent perçus légèrement à distance). Enfin, la cinquième partie, tout à fait cachée, est l’espace inaccessible de la réserve, pour d’autres voix sans texte (appels, cris, chantonnements) derrière les murs.
Plusieurs séquences, entrecoupées de silences, se succèdent, mixant tour à tour, selon le moment et l’endroit où l’on se trouve, les musiques avec ou sans les bruits, avec ou sans les voix.

Pour la diffusion des sons, je décide d’utiliser et de laisser par terre, à vue et en évidence, tout le matériel trouvé et emprunté dans les divers services de l’Université : lecteurs portables, mini chaînes et haut-parleurs dépareillés.

extrait

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photos Ghislaine Périchet


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à propos

– communiqué de presse de l’exposition, texte d’Alexandra Delage, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2011
photos et vidéo de Ghislaine Perichet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2011

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