Je m’en vais
installation sonore pour 5 haut-parleurs
2008

exposition personnelle Un tout, dont je fais partie, L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012 (cur. Camille Gietler)
exposition 23’17, Mains d’oeuvres, Saint-Ouen, 2009 (cur. Isabelle Le Normand, avec la collaboration de Kerwin Rolland, acousticien)

Je m’en vais (I’m leaving) – version avec sous-titres anglais
exposition personnelle gb agency, Paris, 2011

 

Je m’en vais est une installation qui articule deux plans sonores, répartis dans deux espaces contigus.
Dans la salle des fêtes de l’Aubette 1928, vaste et résonante, rassemblés au centre et irrégulièrement posés au sol, quatre haut-parleurs diffusent les fragments éclatés de brouhaha (qui semble provenir d’une fête familiale : voix, appels, bribes de chants et de musiques qui se mêlent aux rires) jouant avec les silences et la résonance du lieu.
Dans le foyer-bar, plus petit et moins résonante, un haut-parleur posé sur un socle diffuse la voix d’une enfant qui évoque un départ, une fugue, et passe en revue sa stratégie pour fuir le rassemblement, la fête (que l’on perçoit à distance, provenant de la salle attenante) : rassembler le nécessaire, se glisser, sans se faire entendre des autres, dans l’entrebâillement de la porte. 
Un troisième élément sonore, des exhalaisons (respirations, prises de souffle, toux), émises  par le même haut-parleur du foyer-bar sont en connexion directe et synchrone avec les fragments de brouhaha (de la salle des fêtes) et en sont, pour chaque séquence, comme un déclencheur et une interruption.
Le dispositif formel de cette installation reproduit ce que raconte l’histoire : une voix, seule au premier plan, qui s’exclue et s’affranchit d’un ensemble.

extrait 

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hiuhuu

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L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012 – photos Mathieu Bertola


Dans cette exposition collective, un haut-parleur pour la voix nous accueille dans le coude de l’entrée.
Les quatre haut-parleurs pour le brouhaha sont posés aux quatre coins du vaste et second espace, tournés vers les murs pour jouer avec la  grande résonance du lieu.
En concertation avec les autres artistes de l’exposition (Dominique Blais, Pascal Broccolichi et Jérôme Poret) et l’acousticien Kerwin Rolland, chacune des œuvres et sculptures sonores est diffusée en alternance avec les autres, tour à tour allumée puis éteinte.
Le temps de la visite (d’une durée totale de 23’17) découpé en quatre partitions autonomes.

Mains d’oeuvres, Saint-Ouen, 2009 – photos 1 Vinciane Verguethen / 2-8 D.P. (4 et 6 oeuvre de Dominique Blais)



version avec sous-titres

Je m’en vais (I’m leaving).
Pour cette version avec traduction, à mi-chemin entre les deux espaces, sur le parcours qui mène de la voix au brouhaha, un écran, fixé au mur diffuse les sous-titres synchrones aux paroles de l’enfant.
Traduction en anglais de Miles Hankin.
 

extrait

gb agency, Paris, 2011 – photos Marc Domage


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à propos

– guide de l’exposition Un tout, dont je fais partie, entretien avec Camille Giertler, L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012
– blog transversales-blogspot.com, mai, « Nobody/Noi(s)es »  par Valery Poulet, 2011
captation vidéo gb agency, Paris, 2011

– article de presse Mouvement n°53, entretien avec D. Blais/ P. Broccolichi/J. Poret par I. Le Normand et A. Rioux, 2009

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