La main coupée
installation sonore pour 5 haut-parleurs
2009

La main coupée (La mano tagliata) – version avec sous-titres italiens
exposition personnelle Legami invisibili, e/static > blank, Turin, 2010

version pour 9 haut-parleurs
exposition La planète des signes, prog. Squatteur, Le Plateau-FRAC Île-de-France Paris, 2009 (cur. Guillaume Désanges)

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version avec sous-titres

La main coupée (La mano tagliata). De la série Les liens invisibles, cette installation est une version avec bruits de Quant-à-soi. Elle met en relation deux espaces : un espace pour les bruits et un espace pour la voix.
Quatre haut-parleurs posés sur des tablettes aux murs d’une première salle diffusent à fort volume une série de bruits blancs et de parasites sonores entrecoupés de silences. L’apparition de chacune de ces brèves séquences est une surprise, un heurt. La disposition des haut-parleurs produit une présence englobante et perturbante à laquelle on ne peut échapper, mais la diffusion à fort volume propose de découvrir la richesse des textures.
Plus loin, par-delà un couloir, dans une salle plus petite, point privilégié que l’on met un temps à découvrir, un haut-parleur posé sur socle au centre diffuse la voix d’une femme. Ses propos en pointillé évoquent des liens invisibles entre une partie et un tout, une partie de soi qui nous serait enlevée comme une main coupée.
Chacune de ses phrases dialogue à distance avec les bruits entendus dans le lointain et provenant de la première salle.

Dans un espace intermédiaire, station du parcours qui mène des bruits à la voix, un écran fixé au mur diffuse la traduction (en italien) sous-titrée et synchrone des paroles (en français). Traduction en italien de Carlo Fossati.

extrait

extrait

hiuhuu

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e/static > blank, Turin, 2010 – photos 1-9 D.P. / 10 Carlo Fossati



version pour 9 haut-parleurs

Dans cette version qui parasite quelques jours une exposition et occupe tous les espaces sans se soucier des œuvres présentes (sous l’invitation spéciale du curateur) huit haut-parleurs sont posés au sol et disséminés aux coins des différentes salles. Ils diffusent à fort volume la série des bruits entrecoupés de silences.
Exception au parcours, dans une des salles, point privilégié et central de l’œuvre, un haut-parleur posé sur socle diffuse la voix qui dialogue à distance avec les bruits provenant de toutes les salles aux alentours et au lointain.

FRAC Île-de-France, Le Plateau, Paris, 2009 – photos Martin Argyroglo (avec les oeuvres de l’exposition La planète des signes)


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à propos

– article de presse exibart.com, « Legami invisibili » par Claudio Cravero, Firenze, 2010, it.
– article de presse edit-revue.com, « Le signe invisible » par Jack Tone, Paris, 2009
– guide de l’exposition La Planète des Signes, texte de Dominique Petitgand, Le Plateau-FRAC Île-de-France, 2009

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