en collaboration avec Christelle Chalumeaux

Un écrin pour les voix
étude pour une installation sonore en 2 espaces
2012

lauréat de la bourse de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, Paris, 2012

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Chacune de mes installations sonores met en place un dispositif de diffusion des sons adapté aussi bien aux particularités du lieu investi qu’à la structure formelle et narrative de l’œuvre sonore exposée.

Pour installer les conditions d’une écoute en plusieurs paliers, mobile et ouverte, je répartis les sons selon différents paramètres. L’un deux me fait privilégier les espaces intimistes pour les voix et les espaces résonants pour les autres sons non intelligibles (qui peuvent s’épanouir dans la réverbération).

Un écrin pour les voix est une recherche (en collaboration avec l’architecte Christelle Chalumeaux), une étude pour inventer et construire, dans la situation d’un grand espace résonant d’un seul tenant, un second espace, plus petit et à l’acoustique mate, qui puisse être un refuge pour les voix.

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Il s’agit de penser un enchâssement d’espaces qui permette de distinguer puis d’articuler deux plans sonores, un extérieur et un intérieur : une première immersion globalisante et diffuse, constituée par les sons (bruits, atmosphères musicales) diffusés dans la résonance du premier et grand espace, et un second plan sonore vocal, localisé à l’intérieur du second et petit espace, qui se dévoile dans un second temps, lorsque l’on s’approche puis entre à l’intérieur de la petite structure. 

Et de valoriser ce qui se joue dans l’entre deux, la richesse des paliers intermédiaires, des étapes graduées entre les deux zones, lorsque l’écoute nous déplace et se fait enquête. Lorsque le premier plan, au statut d’accueil et d’écran, laisse échapper dans ses interstices les premiers indices de l’existence d’un second. Lorsqu’on se trouve à mi-chemin, entre plusieurs sources, et que certains liens commencent à poindre. Jusqu’à la proximité d’un noyau, une fois à l’intérieur de l’habitacle, la voix à côté de l’oreille, en dialogue à distance avec les bruits du lointain, les perspectives à présent inversées.

En se rapprochant de ce second plan sonore vocal, l’écoute donne enfin accès aux paroles, au récit proprement dit. La composition se découvre dans son entier, avec ses caches, ses surprises, ses clefs d’assemblage et le mode de relation qu’elle instaure entre les couches. Le récit prend forme, la structure de l’œuvre se dévoile enfin.

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croquis préparatoires D.P.

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