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Domicile

Domicile
installation sonore pour 6 haut-parleurs
2011

exposition personnelle Domicile, Le Pavillon, Pantin, 2011


Domicile est une installation sonore spécifique pour l’espace entier d’une maison, un centre d’art aux occupations temporaires (l’installation facilement démontable et remontable pour laisser place aux activités scolaires du lieu).
J’envisage le lieu dans son ensemble, non restreint à la salle allouée aux expositions, et tel quel, sans transformation ni ajout :  je répartis des haut-parleurs dans les trois étages pour diffuser, parfois en même temps, parfois alternativement, une série de séquences sonores, parlées ou musicales. À chaque étage, j’utilise les salles pour les sons et préfère laisser vides la cage d’escalier et chaque palier (espaces de respiration utile pour creuser les distances).
J’invite chaque personne à parcourir le lieu en tout sens, sans hiérarchie ni direction, à construire sa propre écoute, au gré de ses déplacements et de la découverte des sources sonores. Que cheminent en elle les points d’écoute, de dialogue à distance, de mixage, que des liens se dévoilent, qu’un récit global se fasse jour, s’assemble et prenne figure. Les sons et des voix sont issues de mes oeuvres antérieures :
j’ai déplié ou tronqué certains de mes montages, isolé quelques sons, les ai mélangé à de nouveaux, afin qu’ils traversent, hantent ou habitent les lieux, qu’ils s’arrangent avec son échelle, sa mesure, et affrontent sa nature.
Si je devais parler en quoi consiste faire une exposition, je dirais qu’il s’agit, pour moi, avant tout de considérer un lieu, d’être à son écoute, et de produire alternativement ces deux gestes : remplir et vider.
Remplir le lieu : les sons le remplissent, massivement ou en se faufilant, comme un volume que l’on gonflerait d’air. Vider les lieux : provoquer des appels d’air par des ruptures abruptes, des creux entre les mots, entre les bruits, par des apparitions et des disparitions, et laisser place à des zones de silence.

extrait

extrait

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photos Dianes Arques

Aloof

Aloof
installation sonore pour 2 haut-parleurs
2005

exposition Act I, One Thing Plus Another…, Toussaintkade 49, The Hague, 2018 (cur.  Tlön Projects)
exposition Chambres sourdes, Domaine de Rentilly, 2011 (cur. Audrey Illouz)
exposition personnelle Legami invisibili, e/static > blank,  Turin, 2010
exposition Découpage (f l), e/static > blank, Turin, 2006
open studio ISCP, New York, 2005

Les heures creuses 




Œuvre en langue anglaise, traduction orale de Miles Hankin.

À l’origine traduction de la pièce Quant-à-soi, l’installation Aloof nous reste cachée. Derrière une porte, dans un espace plongé dans l’obscurité et dans lequel on ne peut entrer (porte entrouverte de quelques centimètres et bloquée), deux haut-parleurs diffusent une scène sonore : au premier plan d’un espace que l’on imagine intérieur et réverbéré, un enfant émet des signaux vocaux inintelligibles (entre le cri, le chant, la respiration) qu’un homme, à ses côtés, traduit simultanément en langage articulé, en anglais et en style indirect. Au second plan, une rumeur urbaine, permanente.

extrait

extrait

hiuhuu

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1 The Hague, 2018 – photo Gunnar Meier / 2-3 Domaine de Rentilly, 2011 – William Lacalmontie / Ghislaine Périchet / 4-5 e/static, Turin, 2010 – Carlo Fossati / D. P.


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à propos

– texte de Dominique Petitgand, livre Les liens invisibles, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015, fr./angl.
texte d’Audrey Illouz, guide de l’exposition Chambres sourdes, CNEAI / Domaine de Rentilly, 2011

transcription de Vanessa Desclaux in “Script for a struttering exhibition”, revue Život umjetnosti, Zagreb, 2010, angl.

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La lettre vide

La lettre vide
installation sonore pour 2 haut-parleurs et 1 écran
2017

The blank letter – version anglaise
FIAC, gb agency, Paris, 2017

Les heures creuses 


La lettre vide / The blank letter est une soustraction, un évidemment.
Deux haut-parleurs massifs disposés au sol diffusent la scansion régulière d’une voix, comme étouffée ou distordue, au son grave et sourd, et dont la parole nous est inintelligible.
Au mur, un écran expose une à une, et de façon synchrone, les phrases (en lettres noires sur fond blanc) que l’on imagine correspondre, comme une traduction directe, à la voix.
De ces phrases issue d’une lettre (dans laquelle on peut percevoir un tutoiement et une adresse), il manque l’essentiel : de nombreux mots y sont absents, comme effacés, remplacés par des tirets.

L’oeuvre existe en deux versions : française et anglaise (le son reste le même, seules changent les phrases sur l’écran).

croquis de l’installation version anglaise, FIAC 2017

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extrait audio

extrait

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version française – photos Aurélien Mole


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extrait avec écran – version française

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à propos

– entretien avec Églantine Mercader, gb agency, Paris, 2017

vinyle Le son du tonneau

Le son du tonneau
vinyle single
2004

galerie Circuit – Lausanne
30 € + port
pour commander : contact ou pour acheter directement en ligne

Les heures creuses 


pièce sonore de Dominique Petitgand
musique composée et interprétée par Dominique Petitgand
et Fabrice Laureau
2001
 
face A : Le son du tonneau
face B : Le son du tonneau (musique seule)
 
avec la voix de Georges Caruzzo
avec la participation de Christine Ott aux ondes Martenot
(enregistrées par F. Lor)

mastering : F. Lor

(p) & (c) Dominique Petitgand / Circuit 2004

extrait

extrait face A

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vinyle En-tê-te

En-tê-te
vinyle single
2019

label Ouvré, 2019
édition limitée
30 € + port
pour commander : contact 

Les heures creuses 


pièces sonores de Dominique Petitgand
musiques composées et interprétées par Dominique Petitgand
1995/2019
 
face A : En-tê-te 1
face B : En-tê-te 2

avec la voix de Dominique Ané
avec les participations de Christine Ott aux ondes Martenot (enregistrées par F. Lor en 2001) et de Marc Sens (guitare électrique)

label Ouvré, mastering, pochette et visuels : Fabrice Laureau
(p) & (c) Dominique Petitgand / Ouvré 2019

extrait

extrait face A

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CD La journée

La journée
CD single
1998

label Sous-entendus Productions
10 € + port
pour commander : contact ou pour acheter directement en ligne

eLes heures creuses 


pièce sonore de Dominique Petitgand
1994
 
avec les voix de Liza Maria Riveros, Bénédicte Petitgand
et Marie-Henriette Petitgand

(p) & (c) Dominique Petitgand / Sous-entendus productions 1998

extrait

extrait

CD Etat liquide

État liquide
CD single
2002

in situ, biennale d’Art contemporain, Enghien-les-Bains
10 € + port
pour commander : contact ou pour acheter directement en ligne

Les heures creuses 

pièce sonore de Dominique Petitgand (version longue)
musique composée et interprétée par Dominique Petitgand
2001/2002
 
mastering : F. Lor

(p) & (c) Dominique Petitgand / in situ 2002

extrait

extrait

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CD Fatigue

Fatigue
CD single
2006

label Le confort moderne / L’oreille est hardie
10 € + port
pour commander : contact ou pour acheter directement en ligne

Les heures creuses 

pièce sonore de Dominique Petitgand
d’une durée d’une minute
1997
 
avec les voix de Colin Auvy et Louise Goutin
 
mastering : F.Lor

(p) & (c) Dominique Petitgand / Le confort Moderne 2006

extrait

extrait

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La voix dans le vide

La voix dans le vide
cycle de 3 performances sonores pour 2 haut-parleurs
2017

face à la mer
durée 3×20 minutes

Route panoramique, Villa Brugère, Arromanches-lès-Bains, 2017

Les heures creuses 

Club de plongée YCPW, Arromanches-lès-Bains, 2017 – photos Madeleine Decaux


Ce cycle de 3 séances d’écoute, pour un public face à la mer, articule des pièces sonores de courtes durées, composées de voix, de paroles, de bruits, d’atmosphères musicales et de silences.
Les pièces choisies sont anciennes et récentes, elles sont diffusées dans un ordre narratif et formel, qui n’est pas chronologique, et dont le fil conducteur, souterrain, est suggéré par quelques enchaînements, repères temporels, et par la présence récurrente des mêmes voix.
Se succèdent soliloques, faux dialogues, réminiscences, descriptions, amorces de catastrophe, symptômes, rêveries, exhalaisons, paysages miniatures et autres récits possibles. Ces séances sont structurées par les silences (à l’intérieur des pièces et entre elles), qui font lien et donnent à l’ensemble le statut temporaire d’une seule et longue pièce.

Les ballons

Les ballons
installation sonore pour 4 haut-parleurs
2006

exposition Une forme olympique, EAC HEC, Jouy-en-Josas, 2016 (cur. Jean-Marc Huitorel)
exposition 10 ans d’expériences, Domaine Pommery, Reims, 2012 (cur. Bernard Blistène)
exposition personnelle, gb agency, Paris, 2011
exposition personnelle Quelqu’un est tombé, abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen-l’Aumone, 2009

Les heures creuses 


Les ballons est une installation sonore pour 4 haut-parleurs.
Fixés en hauteur aux coins d’une grande salle vide, ils diffusent des sons de ballons. De la même manière que l’on peut éclairer un détail d’une architecture, ces sons, se déplaçant d’un haut-parleur à l’autre, font sonner le lieu. Ils révèlent l’espace, figurent les distances et définissent la temporalité de l’écoute par des phénomènes d’allers-retours, de rebonds, de jeux de matières et de déplacements.
Indéfiniment, chacune des séquences rejoue ce mouvement : coups de pieds, roulements, rebonds contre différents matériaux mats ou résonants (surfaces métalliques, boisées ou plastifiées, pleines ou creuses), puis chutes sur le sol.
L’œuvre crée un nouvel espace, mental, qui se constitue par la cohabitation au sein de l’espace même de l’exposition, d’un autre espace, multiforme, convoqué et dessiné par les enregistrements diffusés. Les silences entre les séquences, creux et ponctuations rythmiques, sont autant de cadres qui permettent au lieu, à tout ce qui n’est pas l’œuvre, de continuer à exister, de ne pas s’effacer.
L’œuvre Les ballons est une fiction, l’installation rejoue une simple anecdote : une personne tapant dans un ballon. Mais le ballon, se cognant fort aux murs et sonnant dans le vide, peut devenir aussi bien une figure de l’isolement, de l’entêtement que du jeu ou du plaisir à dialoguer avec un lieu.

extrait

extrait

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EAC HEC, Jouy-en-Josas, 2016photos Stéphane Ruchaud


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Domaine Pommery, Reims, 2012photos Antoine Espinasseau


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gb agency, Paris, 2011photos Marc Domage


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abbaye de Maubuisson, 2009photos Catherine Brossais


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à propos

texte de Jean-Marc Huitorel, catalogue de l’exposition Une Forme olympique, Espace d’Art Contemporain, HEC Paris, 2017
captation vidéo exposition gb agency, réalisée par Éric Boutin et Dominique Petitgand, 2011
captation vidéo exposition abbaye de Maubuisson, réalisée par Julien Crépieux et Dominique Petitgand, 2009

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