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Un tout, dont je fais partie

Un tout, dont je fais partie
installation sonore pour 4 haut-parleurs
2008

collection du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
exposition personnelle Un tout, dont je fais partie, L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012 (cur. Camille Gietler)

Un tout, dont je fais partie (A whole, that I am a part of) – version avec sous-titres anglais
Art premiere, gb agency, Art Basel, Bâle, 2008 (avec la collaboration de Christelle Chalumeaux, scénographie)

 

Les heures creuses 

Un tout, dont je fais partie est une oeuvre composite.
Dans l’entrée et l’escalier de l’Aubette 1928, l’installation diffuse une suite de pièces sonores parlées et musicales et dont les paroles sont scindées en deux unités symétriques.
À différentes hauteurs des paliers et des escaliers, deux premiers haut-parleurs diffusent les fragments de phrases éclatées en deux pôles qui dialoguent à distance et se font entendre en quinconce. Deux autres haut-parleurs, cachés dans l’entrée dans des espaces inaccessibles, diffusent les éléments musicaux en alternance ou en accompagnement des paroles.

extrait

extrait

hiuhuu

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L’Aubette 1928, Strasbourg, 2012 – photos Matthieu Bertola


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version avec sous-titres

Un tout, dont je fais partie (A whole, that I am a part of). Dans un espace en forme de L et particulièrement feutré (isolation au sol et sur les murs), deux premiers haut-parleurs, fixés aux murs aux deux extrémités, diffusent les fragments des phrases scindées symétriquement. Au plafond et au sol, deux autres haut-parleurs disposés en diagonale, diffusent les éléments musicales en alternance ou en accompagnement des paroles.
Dans une position centrale, à équidistance des voix et comme un point d’étape dans le parcours, un écran vidéo diffuse la traduction écrite des paroles, ici rassemblées, unifiées. Traduction en anglais de Miles Hankin et Chet Wiener.
 

extrait

Art Basel, Bâle, 2008 – photos Christelle Chalumeaux (collaboration scénographie isolation phonique)


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à propos

entretien avec Camille Giertler, guide de l’exposition Un tout, dont je fais partie, L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012
entretien avec Élodie Royer et Yoann Gourmel, in catalogue Installations (documents), 2009, fr.
entretien avec Élodie Royer et Yoann Gourmel, guide de l’exposition Art Première, gb agency, Art Basel, Bâle, 2008, angl.

fff

Le bout de la langue

Le bout de la langue
installation sonore pour 1 haut-parleur
1994

exposition Babylone, Le CAP, Saint-Fons, 2017
exposition Paysages avec objets absents, centre d’Art Fri Art, Fribourg, 2011
exposition Some time waiting, Kadist Art Foundation, Paris, 2007 (cur. Adam Carr)
exposition Fragments d’une collection, prêt Kadist Art Foundation, Préfecture, Cayenne, 2007 (cur. Marie-Claude Jeune)
exposition Un air de famille, Centre photographique, Lecture, 2004
exposition Expander 1.0, Revue Bloc Notes, Espace Jousse-Seguin, Paris, 1999

Le bout de la langue (The tip of the tounge) – version bilingue fr./angl. pour 2 haut-parleurs
exposition The Space Of Words, MUDAM, Luxembourg, 2009 (cur. Christophe Gallois)

L’installation Le bout de la langue découpe, échelonne et met en boucle
la première partie de la pièce sonore qui porte le même titre. C’est une installation pour voix seule.
Un seul haut-parleur diffuse une voix : point localisé dans l’espace, à hauteur d’oreille, plus ou moins au centre d’un espace. Respirations, amorces de phrases stoppées net, entrecoupées de longs silences. Une femme s’interroge, à la recherche de quelque chose dont elle ne se souvient soudain plus.
La durée des silences, relative au contexte de l’exposition et au lieu
investi, donne à l’oeuvre une forme en pointillé, qui la rend absente
et présente à la fois, discrète puis insistante pour nous qui lui prêtons
attention.

extrait 1

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1 Espace Jousse-Seguin, Paris, 1999 photo Stéphanie Ditche / 2-3 Kadist Art Foundation, Paris, 2007 – photos Kadist / 4 Fri Art, Fribourg, 2011 – photo Julie Langenegger


version bilingue français/anglais pour 2 haut-parleurs

Le bout de la langue (The tip of the tongue).
Dans cette version bilingue, la voix française n’est plus seule.
À quelques pas d’elle, sur socle également, une seconde voix anglaise,
celle d’un traducteur qui traduit en style indirect, répète et commente,
en s’éloignant ou se rapprochant de la littéralité.
Traduction orale en anglais d’Éric Baudelaire.


extrait 2 version bilingue fr./angl.

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 MUDAM, Luxembourg, 2009 – photos D.P.


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document

carte postale, 2003


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à propos

entretien radiophonique par Collectif Èin, soundcloud, Le CAP, Saint-Fons, 2017
entretien avec Christophe Gallois, catalogue de l’exposition The Space Of Words, MUDAM, 2009, fr./angl.
entretien vidéo avec Yoann Gourmel et Mark Geffriaud, Kadist Art Foundation, Paris, 2006

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État liquide / Télépathie

État liquide / Télépathie 
installation sonore pour 5 haut-parleurs
2001

exposition City Sonics, Transcultures, Beaux-Arts Musée, Mons, 2007

État liquide / Télépathie (Telepathy) – version avec sous-titres anglais
exposition Homo Ludens Act III, Motive Gallery, Amsterdam, 2012

Les heures creuses 

L’installation État liquide/Télépathie articule deux plans sonores.
Sur le palier d’un musée, à cheval entre l’extérieur et l’intérieur, quatre haut-parleurs posés irrégulièrement au sol orientés vers le haut diffusent la pièce État liquide, comme un parterre sonore et musical (a mélodie répétée de gouttes d’eau et d’un martèlement métallique).
À l’entrée du bâtiment, à l’intérieur d’un sas vitré, un cinquième haut-parleur sur socle diffuse la pièce sonore Télépathie, pour voix seule (une femme parle au téléphone à une autre personne que l’on n’entend pas).
Les deux plans sonores, la voix et la boucle musicale, s’additionnent lorsque nous franchissons le seuil et entrons dans le musée.

extrait

extrait

hiuhuu

hiuhuu

BAM, Mons, 2007 – photos D.P.


extrait

version avec sous-titres

État liquide/Télépathie (Telepathy). Dans la première partie de l’espace
de la galerie, les quatre haut-parleurs au sol pour le parterre sonore et
musical. Plus loin, dans une autre partie de la galerie, à la fin du parcours
de l’exposition, un haut-parleur sur socle diffuse la voix. Les deux plans
sonores s’additionnent lorsque nous accédons à l’espace avec la voix.
Troisième étape du parcours, trait d’union entre les deux couches sonores
mais aussi entre l’écoute et la lecture, un écran fixé au mur diffuse la
traduction (ici en version anglaise) sous-titrée et synchrone des paroles.
Traduction en anglais de Miles Hankin.

Motive Gallery, Amsterdam, 2012 – photos Mike Bink (avec oeuvre au mur de Pak Sheung Chuen)


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à propos

texte de Marine Vazzoler, article de presse Quotidien de l’art n°1749, 2019

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Les titres retrouvés

Les titres retrouvés
livres et texte
2010/… (
projet en cours)

exposition personnelle Il y a les nuages qui avancent, librairie du CIAP, Île-de-Vassivière, 2015

iiiiiiii

Pendant la durée de l’exposition, dans la librairie du centre d’art et sur une table à part, un ensemble de livres est mis en vente, accompagnés au mur d’une liste de titres d’œuvres sonores. Pour chacun des titres, sont indiquées les références du livre et la page où il a été retrouvé.

Les titres retrouvés est un projet en cours. Il ne s’agit pas d’une œuvre
à proprement parler mais d’une documentation indirecte : la liste de titres de mes œuvres que je retrouve après-coup au hasard de mes lectures.
Des titres que j’ai choisis et fixés – je le précise – bien avant de les rencontrer dans des livres. Des titres qui me sont devenus propres,
que je me suis appropriés, qui ne sont jamais choisis en référence avec un écrit existant, mais que je retrouve plus tard, par hasard lorsque je lis
un livre, au milieu d’autres mots qui ne m’appartiennent pas. Présences occasionnelles et incongrues (« Tiens, mais qu’est-ce qu’il fait là ? »), parmi d’autres mots plus communs, les titres retrouvés sont des coïncidences : à chaque fois, quelque chose qui m’est très familier
et qui me saute aux yeux, comme si je voyais, sur une photo parmi
la foule, le visage d’une personne proche.



liste des titres retrouvés dans les livres, mise à jour 2023

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photos Aurélien Mole


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documents

extraits 

Il y a, ensuite in Comment sortir de la “barbarie critique” ? d’Andrei Minzetanu, Revue Critique 886, Minuit, page 282
Itinéraire in Collection de sable d’Italo Calvino, Points Seuil, page 32
Les liens invisibles in Proust Océan de Charles Dantzig, Grasset, page 258


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Les titres retrouvés (dans les films)

captures d’écran
2015/… (projet en cours)

Lectures aléatoires

en collaboration avec Charlotte Imbault

Lectures aléatoires
pièces sonores
2020

website my own documenta
pour écouter :  #1 – #2#3

conception, voix et réalisation : Charlotte Imbault et Dominique Petitgand
montage : Charlotte Imbault ou Dominique Petitgand
générique : Dominique Petitgand
photo : Dominique Petitgand

reuses 

Que se disent les livres entre eux ?
Lectures aléatoires est un jeu qui consiste à rebondir phrase après phrase
avec les ouvrages présents sous la main.

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Lecture aléatoire #1 s’est jouée avec 11 livres en présence :
Feuilles d’herbes de Walt Whitman, Chant-contre-chant de Pierre Sky,
revue Corps Objet Image, Les fous du son de Laurent de Wilde, Journal
de Susan Sontag, Les Argonautes de Maggie Nelson, Something Some
Things Something Else de Jeroen Peeters, Illuminations et nuits blanches
de Carson McCullers, L’attrait de Van Gogh de Hervé Gauville, Poèmes
jamais assemblés de Fernando Pessoa, revue Critique : André Bazin.
 


Lecture aléatoire #2 s’est jouée avec 11 livres en présence :
Disparitions de Paul Auster, Document 1966-1973 d’Amelia Rosselli,
L’enfer musical d’Alejandra Pizarnik, Poétique de la relation d’Édouard
Glissant, Voir le voir de John Berger, Nouvelles du grand possible
de Marcel Thiry, Le territoire du crayon de Robert Walser, Par surprise
de Henri Michaux, Marcel Proust de George D. Painter, Faulkner
de Monique Nathan, La Rencontre au cinéma, toujours l’inattendu arrive,
sous la dir. de Jacques Aumont.


Lecture aléatoire #3 s’est jouée avec les 22 livres des épisodes
précédents.

Son coin

Son coin
installation sonore pour 5 haut-parleurs et casques
1997

exposition personnelle Le bout de la langue, La Bâtie-Festival, Genève, 1997 (cur. Marie Jeanson)

 

Sur plusieurs étages, dans plusieurs salles et espaces d’un bâtiment administratif exceptionnellement non occupé (salle de réunion ou d’attente, couloir, cage d’escalier, palier) plusieurs lecteurs de disques avec haut-parleurs intégrés ou casques, sont posés en vue ou cachés,
et diffusent un ensemble de pièces sonores en version stéréo.

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 photos D.P.

Les phrases

Les phrases
installation sonore pour système de sonorisation et éditions
1998

exposition Plaisir d’offrir, Centre Commercial Italie 2, Place d’Italie, Paris, 1998

 

Les pièces sonores Les phrases parasitent un espace public et commercial.
Sur la radio de la galerie marchande d’un centre commercial, diffusées dans les espaces de circulation, des phrases très
courtes de quelques secondes (choisies en lecture aléatoire parmi un ensemble de quinze) se font entendre tous les quarts d’heure, interrompant le flux des musiques, des animations et des publicités.


éditions en situation

Autre parasitage, dans un des commerces du centre, au rayon
des horloges et à l’intérieur d’une vitrine de réveils, une sélection d’éditions (disques, cartes postales, tampons encreurs) sont exposées en pile et mises en vente.

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extrait

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 photos D.P.

extrait

Épuisement

Épuisement
interphone
2001

exposition Résonance 1, collection FRAC Normandie, Musée des Beaux-Arts de Rouen, 2018
FIAC, gb agency, Paris, 2013
exposition Affinités narratives, gb agency, Paris, 2001

version pour 2 haut-parleurs
exposition MANUTENᔕIONS 1, L’arc-scène nationale Le Creusot, Programme national CURA du CNAP, 2024 (cur. Élise Girardot)

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Dans un intérieur, vers l’accueil ou sur le côté, un interphone posé au mur nous fait entendre, à nous qui le mettons en marche, la voix d’une femme. Une femme qui soliloque, sans interruption ni fin autres que celles provoquées par nous-mêmes qui écoutons et qui en choisissons la durée, en utilisant l’interrupteur. Le discret arrière-plan sonore (rumeur domestique) derrière la voix, rend manifeste la présence d’un second espace auquel nous nous trouvons en relation, simultanément et à distance.

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extrait

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1-3-4 FIAC, Paris, 2013 / 2 gb agency, Paris, 2001 – photos 1-2-3 Marc Domage / 4 Églantine Mercader


version pour 2 haut-parleurs

Dans l’enceinte d’un grand théâtre, pour atteindre l’œuvre, il faut gravir l’un des escaliers qui mène au plus haut de la grande salle de spectacle. On perçoit une voix qui nous appelle, on enjambe quelques marches, puis une dizaine, pour s’approcher de la voix et peut-être s’asseoir dans l’obscurité à ses côtés.
(extrait du guide de visite écrit par Élise Girardot)

Le Creusot, 2024 – photos Elsa Werth


document

visuel pour le guide de visite, 2024

Séparé, doux, heureux

Séparé, doux, heureux
installation sonore pour 2 haut-parleurs
2014

exposition Ernesto, CEAAC, Strasbourg, 2014 (cur. Élodie Royer et Yoann Gourmel)

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L’installation Séparé, doux, heureux articule deux plans sonores.
Dans un premier espace, un haut-parleur posé au sol diffuse une voix : un enfant parle mais on ne comprend pas ce qu’il dit. Il ne parle pas une langue étrangère identifiable, il parle une langue qui est uniquement la sienne. Seuls quelques mots compréhensibles émergent de son discours qui nous reste la plupart du temps hermétique.
Depuis un second espace, diffusée sur un second haut-parleur également posé au sol, une voix semble lui répondre. Entre le cri et le chant, cette seconde voix entame un possible dialogue à distance.

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extrait

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photos Roland Görgen (avec oeuvres  de 2 Ana Jotta / 3-4 Guillaume Leblon)


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à propos

texte d’Élodie Royer et Yoann Gourmel, cahier pédagogique de l’exposition Ernesto, CEAAC, 2014

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Face à un paysage

Face à un paysage
performance sonore pour 2 haut-parleurs
2006/2021

en plein air ou depuis un intérieur
durée 45 minutes

Bibliothèque François Villon, Paris, 2019 (face à la rue)
Un faible pour le lac, Bois de sculptures, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015 (face à un lac)
Festival GMEM, parc Campagne Pastré, Marseille, 2013 (au milieu des arbres)
abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen-l’Aumône, 2009 (dans un parc)
Un faible pour le lac, Festival Ondulations, Transat Vidéo, Saint-Laurent-de-Tergatte, 2006 (face à un lac)

version avec 16 haut-parleurs et 6 situations d’écoute
Programmation Habiter le lieu, Prieuré St-Cosme, Tours, 2021 (dans un jardin – cur. Anne-Laure Chamboissier)

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Séance d’écoute en plein air. 
Le public est assis, rassemblé devant deux haut-parleurs et face à un paysage. L’écoute, stéréo, distraite ou concentrée, environnementale et narrative, prend appui sur la contemplation du lieu. Les voix, les éléments sonores et musicaux, les silences, entretiennent une relation de rupture, de dialogue et de hasard avec les sons naturellement ou accidentellement produits par le lieu et le lointain. Plusieurs pièces sonores et paysagères se succèdent dans un long récit fragmenté et ouvert.

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1 Île-de-Vassivière  photo Muriel Meunier / 2 abbaye de Maubuisson – photo D.P. / 3 St-Laurent-de-Tergatte  photo D.P.


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version pour 16 haut-parleurs et 6 situations d’écoute

En partie live (à certaines heures, mixage improvisé depuis un point central protégé) et en partie fixe, cette intervention sonore dans le paysage utilise un ensemble de 16 haut-parleurs sur socle, répartis par 2 ou par 4 selon différents points de vue, et propose plusieurs situations d’écoute : individuelles ou collectives, mobiles ou fixes, assises sur des bancs, des transats ou des coussins, en durées libres, courtes ou longues.

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photos D.P. sauf 5-13-20 Anne-Laure Chamboissier et 8-21 Xavier Selva


La diffusion peut également avoir lieu face à un paysage urbain,
depuis un intérieur, point de vue privilégié sur la ville.

bibliothèque François Villon, Paris  photo Philippe Diaz

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