Catégorie : Non classé

Le domaine privé

Le domaine privé
installation sonore pour 8 haut-parleurs
2012

Festival Plastique Danse Flore, Le potager du roi, Versailles, 2012 

iiiiiiii

Le domaine privé est une installation en plein air.
Dans une partie du potager propice à la promenade, huit haut-parleurs distribuent, selon leur emplacement et leur hauteur, deux couches sonores : une couche périphérique de matières sonores brutes diffusées en ponctuation par des haut-parleurs posés au sol sur la terre, et une couche centrale, occupant les allées principales, avec quatre voix diffusées à hauteur d’oreille par des haut-parleurs suspendus à des éléments d’architecture légère.
D’une première approche à l’extérieur à la parcelle à la déambulation dans les allées, nous prenons petit à petit conscience des liens circulant entre les quatre voix, entre les voix et les matières, entre la découpe des phrases et les éléments sonores périphériques, enfin, malgré notre désorientation et la circularité du montage, entre notre propre cheminement et la construction d’un récit.

hhhh

extrait

jjjj

jjjj

jjjj

photos D.P.

fff

en ligne La voix mobile

La voix mobile
création radiophonique en binaural
2018

1 heure
Atelier de Création Radiophonique – Création on air, France Culture
mise en ligne le 1 mars 2018
pour écouter (de préférence au casque)

ffff

La voix mobile est une recréation à l’échelle du studio de quelques unes des installations sonores que je réalise depuis plusieurs années, avec des voix, des bruits, quelques éléments musicaux et des silences.
Elle est ponctuée par un entretien avec Irène Omélianenko et a été composée comme une œuvre en soi, enregistrée et diffusée en binaural (à écouter de préférence au casque pour percevoir les effets de mises en espace).
Plusieurs voix anonymes, de différents âges, chacune dans son quant-à-soi, plusieurs états de la parole (hachée, suspendue ou relâchée) ou de simples présences (respirations, exhalaisons, sifflements), qui creusent le vide, habitent l’espace, se racontent et font une tentative, du plus lointain au plus proche, pour atteindre notre intimité, notre pensée. Cette création rend palpable un ensemble de situations d’écoute désorientées dans lesquelles les voix, les bruits et les éléments musicaux se lient, s’additionnent ou interagissent à distance pour construire un long récit ouvert et éclaté. Elle déploie une géographie miniature de gestes vocaux, de jeux de langage, de mots en éclats, de monologues, de dialogues à distance, de mélodies en pointillé, de courants d’air et de brèves ouvertures sur l’extérieur. Et le silence, motif récurrent, joue son rôle de suspension, de trait d’union et de respiration.

gggg

réalisé en janvier 2018, à partir d’installations sonores et de musiques à l’origine composées et interprétées entre 1997 et 2017

avec les voix de Bénédicte Petitgand, Liza Maria Riveros, Dominique Ané, Paoulo Riveros, Colin Auvy, Camille Auvy, Marie-Henriette Petitgand et d’Irène Omélianenko (pour l’entretien) et avec les participations de Christine Ott aux Ondes Martenot et d’Antoine Carolus à la guitare et au violon

prise de son entretien : Clémence Bonfils
prise de son studio en binaural et mixage : Delphine Baudet
réalisation radio : Nathalie Salles
coordination : Irène Omélianenko

ddddd

ddddd

différentes configurations des 8 haut-parleurs lors des enregistrements studio en binaural – photos D.P.

dddd

en ligne La question est posée

La question est posée
création radiophonique
2019/2020

15’41 minutes
ARTE Radio
mise en ligne le 16 janvier 2020
pour écouter 

ffff

J’ai toujours travaillé avec des voix que j’enregistre moi-même, des personnes que je connais ou rencontre, mais cette fois-ci – à la suite d’une proposition de Guillaume Désanges et François Piron pour l’exposition Contre-vents qui s’est tenue au Grand Café à Saint-Nazaire en 2019 – je suis parti de voix que je ne connaissais pas, loin de moi, mais qui me sont devenues proches par l’écoute, par ce que j’ai éprouvé en les écoutant.
Un certain nombre de films ont documenté dans les années 70 les luttes paysannes, ouvrières et étudiantes, et dans ces documents, il y a surtout (j’y ai surtout entendu) des voix : des personnes qui parlent, témoignent, haranguent la foule, hurlent, slogantent et parfois même pleurent. Ces voix, individuelles ou collectives, nues ou au mégaphone, possèdent une émotion, une tension, une charge, qui nous parlent aujourd’hui.
J’ai fait une composition avec quelques fragments de ces voix, en les isolant en partie de leur contexte, en mélangeant les époques, les lieux, les situations, en créant entre elles des liens, des rebonds, des rythmes, des ruptures, des vides, pour un collage vocal, bruitiste, affectif et musical qui compose une figure suggestive et intemporelle de la lutte.

gggg

composition, montage et musique de Dominique Petitgand

avec la participation de Christine Ott aux Ondes Martenot (enregistrées en 2001 par F.Lor)

avec les extraits sonores des films de Soazig Chappedelaine et René Vautier (Quand les femmes ont pris la colère – 1977), Armand Gatti (Le baille, le train, la moëre – 1976), Danièle Jaeggi (C’est tout pour nous et vous – 1974), Nicole Le Garrec (Plogoff, des pierres contre des fusils – 1980), Nicole Le Garrec et René Vautier (Quand tu disais Valery – 1975), Jean-Louis Le Tacon (Voici la colère bretonne : la grève du Joint Français – 1972, Bretonneries pour Kodakrome – 1974, La Marche au Larzac vue d’un oeil breton – 1975), Carole Roussopoulos (Les travailleuses de la mer – 1985), René Vautier (Marée noire et colère rouge – 1978), et d’un enregistrement de Bruno Serralongue à Notre-dame-des-Landes – 2016.

remerciements aux cinéastes et artistes, à François Piron, Guillaume Désanges et Clément Raveu

photo Martin Barzilai / Haytham Pictures

en ligne Parenthèses

Parenthèses
1. Je m’en vais – 2. Je me lève – 3. Revenir, revenir
cycle de 3 pièces sonores
2020

3 x 30 minutes
première diffusion: site web du T2G-Théâtre de Gennevilliers, 2020

ffff

À l’origine, ces trois compositions sonores et musicales ont été réalisées pour être mises en ligne entre mars et mai 2020 afin de proposer une écoute domestique.
Chacune de ces parenthèses désosse, imbrique et réaménage plusieurs pièces, anciennes ou récentes, pour un long récit inédit.




1 – Je m’en vais
27’00

avec les voix de Liza Maria Riveros, Dominique Ané, Camille Auvy,
Marie-Henriette Petitgand et Norbert
avec la participation d’Hervé Birolini (enregistrements porte et fenêtre)
et la présence amicale de Stéphanie Ditche


–


2 – Je me lève
27’39

avec les voix de Colin Auvy, Marie-Henriette Petitgand, Dominique Ané,
Liza Maria Riveros, Louise Goutin et Camille Auvy
avec la participation de Christine Ott aux Ondes Martenot (enregistrées
en 2001 par F.Lor)

–


extrait

hhhhh


3 – Revenir, revenir
28’20

avec les voix de Liza Maria Riveros, Paoulo Riveros, Bénédicte Petitgand, Marie-Henriette Petitgand et Louise Goutin
avec les participations d’Antoine Carolus au Tuba et à la corde électrifiée,
de Marc Sens à la guitare (séquence finale) et le chant de Lys Gauty

 

extrait

ephemera

ephemera
documents, éditions papier
1992/…

exposition personnelle La moindre anomalie, La Maréchalerie, ÉNSA Versailles, 2026
exposition personnelle La distance abolie, Musée des Beaux-Arts de Nancy, 2022
exposition personnelle Documentation éparpillée, EMBA-galerie Manet, Gennevilliers, 2018

exposition personnelle La voix en attente, gb agency, Paris, 2018
exposition Poésie Balistique, Fondation Hermès – La Verrière, Bruxelles, 2016 (cur. Guillaume Désanges)
exposition personnelle Il y a les nuages qui avancent, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015
exposition personnelle La tête la première, FRAC Haute-Normandie, Sotteville-lès-Rouen, 2009
exposition personnelle Quelqu’un est tombé, abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen-l’Aumône, 2009

ggggg

Les paroles sont la matière première de mes pièces sonores, d’autres écrits périphériques viennent compléter ce corpus. Tous ces mots, une fois transcrits, manuscrits ou typographiés, deviennent un matériau potentiel pour des visuels, des éléments de communication et des éditions papier.
Lors de certaines expositions, lorsqu’il est possible d’utiliser un espace documentaire en annexe à côté des installations, je réalise une composition à partir de ce fonds constitué au fil des années de différentes éditions papier (ephemera, cartes postales, cartons d’invitation, affiches, interventions dans les journaux, pochettes de disques, images-mots et autres éléments de communication). Composition sous vitre, arrangée et combinée selon le format, le modes d’apparition des mots, le récit, la couleur…
Cette présentation n’a pas le statut d’une œuvre mais d’un archivage, d’une fantaisie documentaire. Elle se renouvelle à chaque occasion, s’enrichit de nouveaux apports et de nouvelles combinaisons.

ddddd

EMBA-galerie Manet, Gennevilliers, 2018 – photo Margot Montigny


ssss

La Maréchalerie, Versailles, 2026 – photos Nicolas Brasseur


–

Musée des Beaux-Arts de Nancy, 2022 – photos D.P.


ffff

gb agency, Paris, 2018 – photos D.P.


dddd

Fondation Hermès – La Verrière, Bruxelles, 2016 – photos Isabelle Arthuis


ffff

CIAP, Île-de-Vassivière, 2015 – photos Aurélien Mole

dddd

Le fil conducteur (pages)

Le fil conducteur (pages)
série de 41 pages d’écriture
2018

éditions multiples à 41 x 10 exemplaires (numérotés et signés)
format A4
chaque page vendue séparément 
pour commander : contact
70 € la page + port
liste des éditions disponibles sur demande

exposition La voix en attente, gb agency, Paris, 2018

ggggg

Au mur, un chemin de feuilles au format A4.
Les écritures raturées au centre des pages blanches sont une version papier de l’installation sonore Le fil conducteur.
Dans sa version sonore, l’œuvre met en relation deux couches sonores :
une voix éparpillée dans l’espace et des fréquences électriques qui interagissent avec elle en en censurant et remplaçant certains mots. 
Ces écritures sur papier incarnent visuellement une transcription fragmentaire et graphique des paroles censurées. Séquence par séquence, feuille par feuille, le récit trouve son incarnation manuscrite
Ces écritures sur papier incarnent, page après page, une transcription fragmentaire et graphique des paroles censurées de la pièce sonore. Séquence par séquence, feuille par feuille, le récit trouve son incarnation manuscrite par le mystère des absences : certains mots laissés libres, d’autres raturés, rendus illisibles.

fff

photos 1 Aurélien Mole / 2-3 D.P.

fff

  # 1                                                                                                                                                        # 17

fff

  # 30                                                                                                                                                        # 39

gggg

La voix en attente

La voix en attente
documents en consultation
1992/2018

exposition personnelle La voix en attente, gb agency, Paris, 2018

jjjjj

Différents documents sont en consultation.
Dans un espace de type salon d’écoute, au casque : Diffusion presqu’intégrale. Aux murs : interphone Elle me parle, pages d’écritures Le fil conducteur, vidéo (sans le son) des sous-titres de la traduction en anglais et en grec de la pièce À la merci.
Sur une table sous vitre : publications spéciales, extraits du livre Sommeil léger et Éphéméras.

ggg

photos 1 et 3-6 Aurélien Mole / 2 et 7-9 D.P.


–

At the mercy (Στο έλεος) – version muette avec traduction en anglais et en grec

Documentation éparpillée

documentation éparpillée
éditions et documents en consultation
1992/2022

exposition personnelle La distance abolie, Musée des Beaux-Arts de Nancy, 2022
exposition personnelle Documentation éparpillée, EMBA-galerie Manet, Gennevilliers, 2018

exposition personnelle Il y a les nuages qui avancent, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015
exposition personnelle, gb agency, Paris, 2001

ggg

Différents documents sont en consultation :
vidéo Mes écoutes, édition multiple Les voix blanches (map), publications spéciales, Éphéméras, catalogues, classeurs de textes et d’articles de presse, tampons encreurs, entretiens en écoute au casque…
Toute une documentation dispersée aux quatre coins d’un lieu (accueil, médiathèque, palier, vitrine) ou réunie dans un espace annexe, en parallèle à une exposition personnelle.

ddd

Musée des Beaux-Arts de Nancy, 2022 – photos D.P.


hhhh

EMBA-galerie Manet, Gennevilliers, 2018 – photos Margot Montigny


hhhh

CIAP, Île-de-Vassivière, 2015 – photos Aurélien Mole


fff

gb agency, Paris, 2001 – photos Marc Domage

La tête la première

La tête la première
installation sonore pour 10 haut-parleurs
2009

exposition personnelle La tête la première, FRAC Haute-Normandie, Sotteville-lès-Rouen, 2009

 

Les heures creuses 

L’installation La tête la première est une oeuvre composite qui occupe un bâtiment dans son entier, quasiment d’un seul tenant et sur deux niveaux : le premier étage tient lieu de coursive et les ouvertures n’offrent pas de limite à la diffusion des sons.
Les dix haut-parleurs sont répartis dans tous les espaces et sur les deux niveaux et diffusent un ensemble de pièces.
Les voix trouvent refuge dans une petite salle du rez-de-chaussée plongée dans le noir, et sur la passerelle à l’étage : haut-parleurs à hauteur d’oreille. Les autres sons (cris – chants, souffles, sifflements, chocs, fréquence, pulsation,  choeur suspendu) sont, eux, répartis comme s’ils étaient des émanations de l’architecture elle-même : au sol, tout en haut sur les poutres (voûte sous le toit), sous l’escalier ou derrière un mur.
L’installation distribue une panoplie d’éléments sonores d’un tout à reconstituer. Elle ne possède pas de centre, n’utilise pas tous les haut-parleurs à la fois, joue avec les distances, connecte proches et lointains. Elle est composée de plusieurs pièces sonores et de silences, mettant en relation certaines des différentes parties, sur un mode de relation propre à chaque séquence. Parfois une voix se fait entendre seule ou entame un dialogue à distance avec une autre. Parfois un son, ou un élément musical, d’un bout à l’autre du bâtiment, accompagne une voix, d’autre fois, l’amplifie, la manipule ou la relativise.

extrait

extrait

hiuhuu

hiuhuu

photos Marc Domage


ffff

à propos

– vidéo de Ghislaine Perichet, Une présence à l’œuvre, FRAC Haute-Normandie, 2009
– entretien avec Marc Donnadieu, FRAC Haute-Normandie, 2009
– texte d’Anne-Lou Vicente, article de presse mouvement.net, avril 2009
– texte de Michelle Debat, article de presse lacritique.org, avril 2009
– texte de Rahma Khazam, Milan, article de presse Flash Art International, mai 2009, angl.

ffff

La cécité

La cécité
installation sonore pour 5 haut-parleurs
1997

exposition ON/OFF, FRAC Lorraine, Metz, 2007

La cécité (Blindness) – version avec sous-titres anglais
exposition personnelle, MUHKA, Anvers, 2006

 

ggg

L’installation La cécité occupe un espace d’un seul tenant, en longueur, ne possédant qu’une entrée et plongé dans le noir et nous propose de vivre une expérience proche de celle qui nous est narrée : le passage de l’obscurité à la lumière.
L’entrée de l’espace est laissée ouverte pour permettre à la lumière d’éclairer les premiers mètres, puis de nous signifier, lorsqu’après avoir accédé au noir nous nous retournerons, où se trouvera la sortie. Dans le fond de l’espace – noir opaque et puits sans fond – un haut-parleur fixé à hauteur d’oreille et orienté vers l’entrée, diffuse une voix. Une femme nous délivre les différentes étapes d’un parcours dans le noir, le lent cheminement puis la sortie de l’obscurité à la lumière, de l’isolement total au retour rassurant parmi les autres. Sur les côtés, quatre haut-parleurs au sol diffusent une atmosphère sonore englobante : une vibration sourde et cotonneuse qui accompagne la lente progression aveugle puis le brouhaha collectif clair et cinglant qui annonce le retour à la lumière.

extrait

extrait

hiuhuu

hiuhuu

FRAC Lorraine, Metz, 2006 – photos Rémi Villaggi


hhhhh

version avec sous-titres
 
La cécité (Blindness). À l’extérieur et en pleine lumière, agissant comme une préfiguration ou une remémoration du récit, un écran diffuse la traduction (en anglais) synchrone des paroles (en français) entendues à l’intérieur. Traduction en anglais de Chet Wiener.

gggg

fff


fff

à propos

– texte de Lisa Christ, Revue RadaR 9, Université de Strasbourg, 2024
–
texte de Dominique Petitgand, Revue Les Carnets de Syntone n°2, 2015
–
texte de Térésa Faucon, Images contemporaines – Arts, formes, dispositifs, livre, dir. Luc Vancheri, Aléas Cinéma, 2009
–
texte de Guillaume Désanges, catalogue de l’exposition ON/OFF, FRAC Lorraine, 2006, fr./all.

fff