Catégorie : Non classé

Soupirs

Soupirs
installation sonore pour 1 haut-parleur et vinyle
2022

exposition L’écoute flottante, gb agency, Paris, 2022

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Un disque vinyle est posé sur une platine, elle-même posée sur un socle contenant un haut-parleur. Le disque possède deux faces. Le déclenchement de son écoute est libre.

Soupirs est un accompagnement suggéré, une présence musicale, intermittente, dans un coin ou au milieu de l’espace, comme une fontaine ou une horloge qui sonnerait de temps en temps. Sa temporalité n’est pas donnée, c’est un son que l’on déclenche à volonté — qui a toutefois une durée limitée (la durée d’une face de disque). C’est une ambiance musicale à laquelle on accorde une attention flottante, qu’on peut oublier ou non, avec de longs silences entre les notes. Les durées des silences sont inégales, ce qui produit un ordonnancement irrégulier, bancal et arbitraire du temps. 

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extrait

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photos Aurélien Mole


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à propos

captation vidéo exposition gb agency, réalisée par Marisol Rodriguez, 2022
entretien avec Églantine Mercader, communiqué exposition gb agency, 2022

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L’écoute flottante

L’écoute flottante
installation sonore pour 16 haut-parleurs
2022

L’écoute flottante (The suspended listening)
version avec 2 écrans pour sous-titres français et anglais

exposition personnelle L’écoute flottante, gb agency, Paris, 2022

Les heures creuses 

L’écoute flottante recompose et entrecroise, sous une forme plus frontale et concentrée, des éléments issus des installations Les voix blanches.

Sur une grande surface, 16 haut-parleurs sont fixés au mur à des hauteurs différentes. 
L’installation active un pluriel de voix entremêlées d’une conversation murale. Les paroles et les présences vocales sont fragmentées et découpées, par ordre décroissant : les phrases, les mots, les syllabes, puis, les exhalaisons, rires, toux, chantonnements et respirations. Les voix sont étoilées, comme les haut-parleurs, sur le mur, et circulent en mouvement selon des trajectoires, des courbes, qui passent d’un haut-parleur à l’autre. 
Les phrases sont très courtes et semblent extraites de récits, de continuités et de contextes multiples. Ces interventions vocales sont suspendues dans le vide et entrecoupées de silences irréguliers. Chaque silence, en tant qu’arrêt brusque et subit du son, est empreint d’une tension qui se creuse entre la suspension de la présence humaine et son potentiel retour.

version avec sous-titres sur 2 écrans

Deux écrans à proximité, l’un pour le français, l’autre pour l’anglais, reprennent de façon synchrone la découpe des paroles entendues – uniquement ce qui est intelligible. Il y avait au départ le simple souci de mettre à disposition une traduction, mais je me suis rendu compte que la transcription visuelle des phrases étaient utile pour tout le monde, y compris pour les francophones. J’ai donc également traduit du français au français, en passant de l’oral à l’écrit et en travaillant sur ce décalage entre l’écoute et la lecture. La reprise sur écran de ce que l’on entend devient un point d’accroche pour l’écoute, un appui, au risque de la redondance ou de la dissonance. 
Traduction en anglais de Miles Hankin, Chet Wiener et Marisol Rodriguez.

extrait

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photos Aurélien Mole


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à propos

captation vidéo exposition gb agency, réalisée par Marisol Rodriguez, 2022
entretien avec Églantine Mercader, communiqué exposition gb agency, 2022

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Crédits

crédits des œuvres et du site

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toutes les images 
(croquis, visuels, vues d’exposition) :
© Dominique Petitgand-ADAGP
(en plus de certains crédits photo)

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pièces sonores
enregistrées, montées, mixées, mises en espace par Dominique Petitgand
musiques composées et interprétées par Dominique Petitgand

avec les voix de
Dominique Ané, Camille Auvy, Colin Auvy, Louise Goutin,
Bénédicte Petitgand, Marie-Henriette Petitgand, Liza Maria Riveros,
Paoulo Riveros, Norbert

et aussi
Dario Alvarez, George Caruzzo, François Gobillot, Monique Gobillot,
Jean Petitgand, Édit Zakal

avec les traductions orales de
Éric Baudelaire, Peter O’Brien, Marta Dansie, Daniel Darius Oskui,
Ruth Gamper, Miles Hankin, Marina Melancorteci, Christine Melchiors,
Sophie Nys, Massimo Prandini, Tatsanai Wongpisethkul

avec les traductions écrites de
Michael Angland, Jean-Charles Beaumont, Carlo Fossati, Miles Hankin,
Ruth Kaaserer, Nicolas Sergère, Chet Wiener

avec les contributions musicales occasionnelles de
Dominique Ané, Antoine Carolus, Christine Ott, Marc Sens

avec les contributions sonores occasionnelles de
Hervé Birolini, Stéphane Janin, Fabrice Laureau, Yann Tiersen,
Jean-Pierre Viazzi 

merci à
Nathalie Boutin et Solène Guillier,
Églantine Mercader, Alexandra Delage, Magalie Meunier, Élodie Royer
(galerie gb agency – 2001/2023)

credits of the works and the website  

ccc
all images 
(sketches, pictures, exhibition views):
© Dominique Petitgand-ADAGP
(in addition to some photo credits)

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sound pieces
recorded, edited, mixed, spatialized by Dominique Petitgand
musics composed and played by Dominique Petitgand

with the voices of
Dominique Ané, Camille Auvy, Colin Auvy, Louise Goutin,
Bénédicte Petitgand, Marie-Henriette Petitgand, Liza Maria Riveros,
Paoulo Riveros, Norbert

and also
Dario Alvarez, George Caruzzo, François Gobillot, Monique Gobillot,
Jean Petitgand, Édit Zakal

with the oral translations of
Éric Baudelaire, Peter O’Brien, Marta Dansie, Daniel Darius Oskui,
Ruth Gamper, Miles Hankin, Marina Melancorteci, Christine Melchiors,
Sophie Nys, Massimo Prandini, Tatsanai Wongpisethkul

with the written translations of
Michael Angland, Jean-Charles Beaumont, Carlo Fossati, Miles Hankin,
Ruth Kaaserer, Nicolas Sergère, Chet Wiener

with occasional musical contributions of
Dominique Ané, Antoine Carolus, Christine Ott, Marc Sens

with occasional sound contributions of
Hervé Birolini, Stéphane Janin, Fabrice Laureau, Yann Tiersen,
Jean-Pierre Viazzi

thanks to
Nathalie Boutin et Solène Guillier
Églantine Mercader, Alexandra Delage, Magalie Meunier, Élodie Royer
(gb agency gallery – 2001/2023)


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création du site
Dominique Petitgand
avec l’aide de Charlotte Imbault


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creation of the website
Dominique Petitgand
with the assistance from Charlotte Imbault 

 

Un écrin pour les voix

en collaboration avec Christelle Chalumeaux

Un écrin pour les voix
étude pour une installation sonore en 2 espaces
2012

lauréat de la bourse de la Fondation des Artistes, Paris, 2012

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Chacune de mes installations sonores met en place un dispositif de diffusion des sons adapté aussi bien aux particularités du lieu investi qu’à la structure formelle et narrative de l’œuvre sonore exposée.

Pour installer les conditions d’une écoute en plusieurs paliers, mobile et ouverte, je répartis les sons selon différents paramètres. L’un deux me fait privilégier les espaces intimistes pour les voix et les espaces résonants pour les autres sons non intelligibles (qui peuvent s’épanouir dans la réverbération).

Un écrin pour les voix est une recherche (en collaboration avec l’architecte Christelle Chalumeaux), une étude pour inventer et construire, dans la situation d’un grand espace résonant d’un seul tenant, un second espace, plus petit et à l’acoustique mate, qui puisse être un refuge pour les voix.

Il s’agit de penser un enchâssement d’espaces qui permette de distinguer puis d’articuler deux plans sonores, un extérieur et un intérieur : une première immersion globalisante et diffuse, constituée par les sons (bruits, atmosphères musicales) diffusés dans la résonance du premier et grand espace, et un second plan sonore vocal, localisé à l’intérieur du second et petit espace, qui se dévoile dans un second temps, lorsque l’on s’approche puis entre à l’intérieur de la petite structure. 

Et de valoriser ce qui se joue dans l’entre deux, la richesse des paliers intermédiaires, des étapes graduées entre les deux zones, lorsque l’écoute nous déplace et se fait enquête. Lorsque le premier plan, au statut d’accueil et d’écran, laisse échapper dans ses interstices les premiers indices de l’existence d’un second. Lorsqu’on se trouve à mi-chemin, entre plusieurs sources, et que certains liens commencent à poindre. Jusqu’à la proximité d’un noyau, une fois à l’intérieur de l’habitacle, la voix à côté de l’oreille, en dialogue à distance avec les bruits du lointain, les perspectives à présent inversées.

En se rapprochant de ce second plan sonore vocal, l’écoute donne enfin accès aux paroles, au récit proprement dit. La composition se découvre dans son entier, avec ses caches, ses surprises, ses clefs d’assemblage et le mode de relation qu’elle instaure entre les couches. Le récit prend forme, la structure de l’œuvre se dévoile enfin.

croquis préparatoires D.P.

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Soupirail

Soupirail
installation sonore en pleine rue
2021

exposition Par quatre chemins, quartier Quatre chemins, Les Laboratoires d’Aubervilliers, 2021

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En pleine rue, des voix et quelques notes de musique sont diffusées depuis un domicile, à hauteur de trottoir, au travers de la grille d’un soupirail.

Les éléments découpés et détachés des phrases et des notes, très brefs et suspendus dans le vide, sont audibles dans un périmètre de quelques mètres (le périmètre de la tranche du trottoir). C’est une présence sonore discrète, en pointillé, entrecoupée de longs silences et activée dans une temporalité et des créneaux définis pour une relation douce à l’espace public. 

Avec ce défi de penser, au minimum, à deux types d’écoute : l’écoute sauvage, non avertie, parasitaire et totalement hasardeuse – au risque de l’indifférence et de l’adresse dans le vide (pour les personnes  qui n’en savent rien, qui passent et traversent le lieu au quotidien ou occasionnellement) et l’écoute chercheuse qui fait l’expérience de l’oeuvre en connaissance de cause (avertie par quelques éléments de communication).

merci à Marie Audoux et Simon Paugoy

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extrait

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Rue Trevet, Aubervilliersphotos D.P.


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à propos

texte de Dominique Petitgand, catalogue de l’exposition, Journal des Laboratoires d’Aubervilliers #U, 2021
vidéo de l’exposition par Élise Picon, 2021

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Dans un paysage

Dans ou face à un paysage
performance sonore pour 2 ou plusieurs haut-parleurs
2006/…

en plein air ou depuis un intérieur
durée 30 ou 45 minutes ou plus

face à la montagne : Les trois temps, Chapelle Saint-Jacques – Trente + 1, Médiathèque de Saint-Gaudens, 2023
face à la rue : Bibliothèque François Villon, Paris, 2019
face à la mer : La voix dans le vide, Route panoramique, Villa Brugère, Arromanches-lès-Bains, 2017

face à un lac : Un faible pour le lac, Bois de sculptures, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015
dans un parc : Festival GMEM, parc Campagne Pastré, Marseille, 2013
dans un parc : abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen-l’Aumône, 2009
face à un lac : Un faible pour le lac, Festival Ondulations, Transat Vidéo, Saint-Laurent-de-Tergatte, 2006

version avec 16 haut-parleurs et 6 situations d’écoute
dans un jardin : programme Habiter le lieu, Prieuré St-Cosme, Tours, 2021 (cur. Anne-Laure Chamboissier)

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Avec ce principe de diffusion dans ou face à un paysage,
plusieurs œuvres, de plusieurs formats (nombre de haut-parleurs) et durées (plus ou moins longues), peuvent être
et ont été diffusées : Les trois temps, La voix dans le vide,
Un faible pour le lac


séance d’écoute en plein air 

Le public est assis, rassemblé devant plusieurs haut-parleurs
et se trouve dans ou face à un paysage.
L’écoute, stéréo, distraite ou concentrée, environnementale et narrative, prend appui sur la contemplation et l’immersion dans
le lieu. Les voix, les éléments sonores et musicaux, les silences, entretiennent une relation de rupture, de dialogue et de hasard avec les sons naturellement ou accidentellement produits par le lieu et le lointain.
Plusieurs pièces sonores et paysagères se succèdent dans un
long récit fragmenté et ouvert.

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1 abbaye de Maubuisson, 2009
– photo D.P. / 2 St-Laurent-de-Tergatte, 2006  photo D.P. / 3 Île-de-Vassivière, 2015 – photo Muriel Meunier 


depuis un intérieur

La diffusion peut également avoir lieu depuis un intérieur, face à un paysage urbain ou un paysage, points de vue privilégiés sur le lointain, la mer, la montagne ou la ville.


Club de plongée YCPW, Villa Brugère, Arromanches-lès-Bains, 2017
 – photos Madeleine Decaux

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Médiathèque de Saint-Gaudens, Chapelle Saint-Jacques, 2023 –  photos Édouard Decam

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Bibliothèque François Villon, Paris, 2019 – photo Philippe Diaz


version pour 16 haut-parleurs et 6 situations d’écoute

En partie live et en partie fixe, cette intervention sonore dans le paysage utilise un ensemble de 16 haut-parleurs sur socle, répartis par 2 ou par 4 selon différents points de vue, et propose plusieurs situations d’écoute : individuelles ou collectives, mobiles ou fixes, assises sur des bancs, des transats ou des coussins, en durées libres, courtes ou longues.

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Prieuré St-Cosme-Demeure de Ronsard, Tours, 2021 – photos D.P. sauf 12-16 Anne-Laure Chamboissier et 7-17 Xavier Selva

Entre la porte et le mur

Entre la porte et le mur
installation sonore pour 7 haut-parleurs
2021

exposition L’art dans les chapelles, 30e édition, chapelle Sainte-Noyale, Noyale-Pontivy, 2021 (cur. Éric Suchère)

Conçue pour la chapelle Sainte-Noyale, en relation à son architecture et à sa résonance, l’installation Entre la porte et le mur articule deux plans sonores : des voix puis des éléments musicaux.

Les voix (anonymes et de différents âges) sont diffusées sur un premier ensemble de cinq haut-parleurs, de couleur blanche, fixés à différentes hauteurs et formant une courbe sur le grand mur du côté Nord de la nef. Les phrases, de courtes durées, ainsi diffusées sont découpées mot à mot ou syllabe par syllabe et réparties de façon à créer des déplacements, des trajectoires, des aller-retours et des rebonds qui zèbrent l’espace principal de la chapelle. Ces séquences vocales sont désarticulées, creusées de silences, de ruptures abruptes, de vides, de suspensions, dont la durée est déterminée par la réverbération de l’espace et la volonté de former un pointillé sonore qui laisse respirer le lieu et ménage différentes modalités d’écoute.
En alternance aux voix, agissant comme ponctuation, échappée ou relance, des éléments musicaux (vibrations sourdes, pulsations, ondes qui surgissent du silence et traversent l’espace) sont, eux, diffusés dans le chœur de la chapelle, sur deux autres haut-parleurs, de couleur noire et placés discrètement au sol dans les coins de part et d’autre de l’autel.

De fragment en fragment, un long récit se déploie, et par ricochets successifs, une question sourde et obstinée se tisse, rebondit de voix en voix et aménage la possibilité d’une énigme vocale et sonore. 

extrait

extrait

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extrait

image 2 : croquis pour l’accrochage des voix (vue frontale) – photos 1-5 Aurélien Mole / 6-8 D.P.


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document préparatoire

notes de montage


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à propos

texte de Dominique Petitgand, catalogue de l’exposition L’art dans les chapelles, 30e édition, 2021
entretien audio avec Camille Martel, website L’art dans les chapelles, 2021
émission de radio L’art dans les chapelles, entretien Camille Martel/Gaël Le Du, Radio Bro Gwened, 2021
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tampon Une douleur spéciale

Une douleur spéciale
tampon encreur
1998

première édition limitée à 10 exemplaires


Une phrase se dévoile, imprimable sur n’importe quel support.

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photos D.P.

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Une partie de toi

Une partie de toi
installation sonore pour 1 haut-parleur et 1 écran
2013

A part of you – version anglaise
gb agency, Art Basel, Bâle, 2013

Les heures creuses 

L’installation Une partie de toi est une variation de l’installation Aloof.
Elle associe une voix et des sous-titres sur écran. 
Quelque part, un haut-parleur diffuse de courts fragments d’une voix d’enfant entrecoupés de silences plus ou moins longs. Une voix haut perchée qui cherche sa limite et son souffle : des sons indéterminés, non verbaux, entre le chant suraigu et le cri.
Plus loin dans une autre partie de l’espace, à quelques mètres de la voix, un écran diffuse, de façon synchrone à chacune de ces apparitions sonores, des phrases en français qui s’apparentent à des sous-titres. Ces sous-titres semblent être la traduction écrite des émissions vocales de l’enfant, considérées alors comme un langage, comme une parole cachée. Il y est question de liens invisibles, d’une difficulté à les définir, à dire sa propre place parmi un ensemble de choses ou de personnes, mais aussi de main coupée, de partie enlevée.
À la différence des autres installations sonores accompagnées, elles aussi parfois de sous-titres, la présence des mots sur écran n’est pas, ici, optionnelle mais partie intégrante de l’oeuvre. C’est le lien établi entre ce que l’on entend et ce qu’on lit qui donne sens et forme au récit.

extrait audio

extrait

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sous-titres version française


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version anglaise

A part of you.
Dans cette version traduite, le son reste le même,
seuls changent les sous-titres qui sont traduits en anglais
(ou dans la langue du pays de l’exposition).
 
Traduction en anglais de Miles Hankin.

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sous-titres version anglaise


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extrait vidéo 


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à propos

– texte de Dominique Petitgand, livre Les liens invisibles, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015, fr./angl.

Télépathie

Télépathie
installation sonore pour 1 haut-parleur
1997

exposition Festival de l’écoute, Phonurgia Nova, Arles, 2003
exposition +/- L’épicerie, Paris, 2001 (cur. Jean-Louis Chapuis)

L’installation Télépathie est une installation pour voix seule.
Un seul haut-parleur diffuse une voix : point localisé dans l’espace, à hauteur d’oreille. Amorces de phrases stoppées net, réponses suspendues, rires, interventions vocales ébréchées et entrecoupées de longs silences : une femme parle au téléphone à une autre personne que l’on n’entend pas.
La durée des silences, relative au contexte de l’exposition et au lieu investi, donne à l’oeuvre une forme en pointillé, qui la rend absente et présente à la fois, discrète puis insistante pour nous qui lui prêtons attention.

extrait

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à propos

texte de D. Petitgand, catalogue rétrospectif +/- L’épicerie 1998-2004, éditions de l’espace d’en bas, 2021

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