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Les lointains

Les lointains
installation sonore pour 4 interphones
2022

collection du Musée des Beaux-Arts de Nancy
exposition personnelle La distance abolie, Musée des Beaux-Arts de Nancy, 2022/2023

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Les lointains est une œuvre en quatre parties, installée de façon pérenne
aux murs du musée, pour une écoute à activer, interruptible et pour soi.

À quatre recoins ou lieux de passage, zones intermédiaires choisies pour leur
relative discrétion à la lisière des salles d’exposition de la collection du musée,
un interphone fixé à mi-hauteur au mur, est à disposition pour faire entendre
une séquence sonore. 

Le son, en position d’attente ou en sommeil, se diffuse à une proche distance
uniquement lorsque l’on appuie sur le bouton en façade de l’appareil.
L’écoute dure aussi longtemps qu’on le souhaite et tant que l’on garde le doigt
appuyé, et nous met en présence de quatre séquences sonores différentes,
réparties sur les quatre appareils dans le musée.

Les quatre situations sonores ont en commun de créer l’illusion de nous relier
à distance avec un espace et un temps extérieurs au musée, un hors-champ
en plein air ou en intérieur, inaccessible et pourtant si proche à l’oreille.
Quatre scènes à la durée indéterminée, sans début ni fin, avec différents plans
et lointains, et dont le degré de réalité et la nature de diffusion en temps réel
nous interrogent et nous troublent.

photo Philippe Tytgat

plans implantation des interphones au rez-de-chaussée et au 1e étage du musée


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1 – brouhaha
au rez-de-chaussée
après l’entrée du musée et à côté de l’ascenseur

son :
brouhaha de voix, bribes, appels et rires mélangés
confusion et effusions lors d’une fête en intérieur

extrait

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photos D.P.


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2 – cour
au rez-de-chaussée
à l’angle de l’espace médiation côté rue

son :
dans une cour, deux enfants s’interpellent à distance
au premier plan, une femme est au téléphone
point d’écoute depuis un intérieur avec la télévision allumée
 

extrait

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photos D.P.


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3 – ballon
au 1e étage
devant la rampe

son :
en plein air, un jour de vent, des enfants jouent au football
voix proches et lointaines et rebonds du ballon

extrait

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photos D.P.


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4 – rue
au 1e étage
dans le sas à côté de l’atelier des enfants

son (avec la contribution d’Hervé Birolini) :
dans une rue à l’étranger
un chant à proximité et aux paroles inintelligibles
un chien, des passants et quelques véhicules 

extrait

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photos D.P.


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document

affiche – photo Philippe Tytgat / graphisme Michaël Leblond


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à propos

entretien avec Maël Forlini, dans le cadre de thèse, ECLLA, Université de Saint-Étienne, 2023
entretien avec Anne-Laure Chamboissier, site Hémisphère Son, 2023
entretien audio avec Susana Gállego-Cuesta (directrice du Musée) et Kenza-Marie Safraoui (conservatrice), 2022

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livre Un paysage

Un paysage
livre
2022

édition LBO centre d’art-Les Blés d’Or
7 € + port
pour commander : contact ou pour acheter directement en ligne

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français
10,5 x 14,8 cm
28 pages

texte de Dominique Petitgand

avec les voix de
Ginette Ejarque, Geneviève Gandy, René Beauval,
Andrée Perrin, Odette Chazot, Clarisse Bouvret,
Raymond Brachet et Charles Second
enregistrées en collaboration avec Charlotte Imbault

publié à l’occasion de l’exposition LBO centre d’art
(cur. Mohamed El Khatib, Valérie Mréjen)
coproduction Ehpad Les Blés d’Or
et Malraux scène nationale Chambéry Savoie

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Cette publication est une des deux parties de l’ensemble Les deux paysages,
composé de deux propositions autonomes (à expérimenter séparément) :
un paysage à écouter et un paysage à lire.

Paysage à lire : un long poème paysager et collectif.
Lors de rencontres à l’Ehpad Les Blés d’Or, quelques résidentes et résidents
nous ont ouvert leur porte.
Nous avons échangé, et certaines des conversations
ont été enregistrées, pour constituer la matière, non d’une composition sonore,
mais d’une transcription puis d’une écriture.
Les conversations ont tourné autour de la notion de paysage. Plusieurs tentatives
de descriptions ont fait émerger quelques paysages présents et passés, traversés,
habités, remémorés, rêvés ou imaginés. De ces récits enregistrés puis transcripts,
quelques mots et éléments de phrases ont été choisis et isolés pour prendre
place dans une longue composition écrite, paysagère et partagée.

La publication est principalement disponible dans le lieu de l’exposition.
Proposée à chaque personne y habitant ou y travaillant, et en libre accès
pour toute personne en visite.

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extraits

extrait


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document préparatoire
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extraits cahier de montage


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à propos

catalogue de l’exposition LBO, centre d’art, texte de Dominique Petitgand, Atelier EXB, 2023

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Les deux paysages

Les deux paysages
pièce sonore et livre
2022

exposition LBO centre d’art, Ehpad Les Blés d’Or, Saint-Baldoph, 2022 (cur. Mohamed El Khatib, Valérie Mréjen)
coproduction Malraux scène nationale Chambéry Savoie/Ehpad Les Blés d’Or/Compagnie Zirlib
expérience réalisée dans le cadre du soutien à la création artistique Mondes Nouveaux
creuses 

La proposition Les deux paysages est liée au contexte de l’exposition
à l’ehpad Les blés d’or, et s’adresse, en premier lieu, aux personnes qui y
habitent ou y travaillent, en second, aux personnes en visite.
Elle est constituée de deux œuvres : un paysage à écouter et un paysage
à lire. Deux œuvres qui partagent la même thématique liée aux récits de
paysages, mais sont autonomes l’une de l’autre, n’entretiennent pas de
lien direct dans leurs matériaux et leurs processus de création, et sont
à expérimenter séparément.

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Il y a (panorama)
pièce sonore
2002/2022

en situation devant un paysage et en écoute au casque

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Au deuxième étage de l’établissement, au bout d’un couloir et face à la montagne, il y a un lieu légèrement à l’écart, potentiel lieu de contemplation et d’écoute.
Sur une petite tablette et à côté d’un siège spécialement placé face à la fenêtre, un lecteur audio et un casque sont mis à disposition pour une écoute (volontaire et solitaire) d’une composition vocale, paysagère, musicale et silencieuse.

Il y a (panorama) est une composition originellement créée en 2002, remixée, développée et mise en musique en 2022 dans une nouvelle version. Dans cette re-création, une voix d’enfant, fil conducteur de la narration, décrit, fragment par fragment, différents aspects et points de détails d’un paysage. Nous ne savons pas si ce paysage est réel ou imaginaire, unique ou composite, présent, remémoré ou inventé. La voix est habillée d’arrière-plans paysagers, dont la géographie changeante et variée, évoquée par quelques sons et bruits, n’est pas précisément située. Quelques éléments musicaux ponctuent le récit, lui imprime son rythme et sa respiration.

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croquis préparatoire d’une première option avec haut-parleurs

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extrait

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scénographie Louise Sari / photos 1-3-4-5 D.P. / 2 Yohanne Lamoulère


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Un paysage
livre
2022

en libre accès dans le lieu

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Paysage à lire : un long poème paysager et collectif.
Lors de rencontres à l’Ehpad, quelques résidentes et résidents nous ont ouvert leur porte. Nous avons échangé, et certaines des conversations ont été enregistrées (en collaboration avec Charlotte Imbault), pour constituer la matière, non d’une composition sonore, mais d’une transcription puis d’une écriture.

Les conversations ont tourné autour de la notion de paysage.
Plusieurs tentatives de descriptions ont fait émerger quelques paysages présents et passés, traversés, habités, remémorés, rêvés ou imaginés. De ces récits enregistrés puis transcripts, quelques mots et éléments de phrases ont été choisis et isolés pour prendre place dans une longue composition écrite, paysagère et partagée.

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Noir & Blanc
105 x 148 mm

28 pages
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photos D.P.


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à propos

catalogue de l’exposition, texte de Dominique Petitgand, Atelier EXB, 2023
visite audio-guidée de l’exposition, réalisée par Camille Nauffray, avec la voix de Frédéric Pierrot, 2022

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Les trois pointillés

Les trois pointillés
ensemble de 3 installations sonores pour 2, 3 et 7 haut-parleurs
2022

exposition L’écoute essaimée (conjointe avec Félix Blume) Musée Réattu, Arles, 2022
(cur. Daniel Rouvier, Pascale Cassagnau, Marc Jacquin)

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Les trois pointillés est une œuvre en trois parties.
À la suite d’un premier volet qui s’est tenu dans la Chambre d’écoute du musée (écrin protégé, plongé dans la pénombre et dédié aux œuvres sonores), trois installations in situ s’éparpillent désormais sur plusieurs étages du musée et occupent en pleine lumière trois espaces de la collection.
Trois compositions avec voix : une série de phrases, mots et syllabes sont suspendues dans le vide par trois dispositifs adaptés à la particularité des lieux et des acoustiques. 
Ces trois installations proposent un long récit global, creusé par les silences et les ellipses, au long d’un parcours porté par les voix, par leurs présences et leurs absences, leurs sollicitations, leurs suggestions.

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dans la salle de la collection dite “Salle aux portraits”
installation sonore pour 2 haut-parleurs

Accrochés à différentes hauteurs des murs et dans les interstices des tableaux de la collection, deux haut-parleurs diffusent, de façon détachée (mot à mot, parfois syllabe par syllabe) et distanciée, de très courtes phrases entrecoupées de long silences. Toutes les phrases de cette première installation commencent par la première personne du singulier, répètent et déclinent au présent de l’indicatif une suite d’actions.
Les passages d’un haut-parleur à l’autre impriment une série de mouvements, dans un sens ou dans l’autre. Ces phrases, saisies à la volée par le public lors de sa visite de la collection, proposent une écoute mobile, environnementale et passagère qui laisse exister l’alentour et n’occupe pas totalement l’espace ni le temps.

extrait 1

extrait

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photos 1-2-4 François Deladerrière / photo 3 D.P.


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dans la salle de la collection dite “Salle des peintures Grisailles”
installation sonore pour 3 haut-parleurs

En alternance et parfois en écho à la première installation, les voix se retrouvent dans un second espace voisin, diffusées cette fois-ci sur trois haut-parleurs (également fixés aux murs à différentes hauteurs et positionnés dans les interstices des tableaux).
Les phrases, tout autant découpées et distendues, sont plus longues et développent certains éléments du récit.

extrait 2

extrait

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photos François Deladerrière


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dans l’espace dit “gothique”
installation sonore pour 7 haut-parleurs

Troisième étape et terme du parcours, les voix se retrouvent enfin dans un espace dédié, sans autre chose que le son lui-même, au sein d’une composition plus étendue et habillée d’éléments musicaux et sonores – version adaptée de l’œuvre Entre la porte et le mur.
Cinq haut-parleurs apparents sont fixés à différentes hauteurs des murs et décrivent des courbes, des mouvements d’aller et de retour, pour les voix détachées et suspendues dans le silence, tandis que de brefs éléments musicaux sont diffusés depuis deux haut-parleurs dissimulés au sol derrière la cimaise. Ces vibrations, ondes et présences musicales s’ajoutent aux voix, comme ponctuations et parenthèses sonores.
Ce dispositif propose une écoute plus dense, immersive et isolée, par laquelle la narration peut se développer dans de plus amples séquences.

extrait 3

extrait

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photos 2-3-4-5 François Deladerrière / photos 1-6 D.P.


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catalogue de l’exposition
édité par le Musée Réattu
et Revue Semaine n°458, 2022

texte d’Anne Zeitz
entretiens Félix Blume et Dominique Petitgand par Marc Jacquin
traductions en anglais de Juliet Powys
photographies en couleur de François Deladerrière

24 x 17 cm, 32 pages
bilingue fr./angl.

6 € + port
pour commander : contact ou pour acheter directement en ligne


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à propos

– entretien avec Sandrine Ozerov, thèse, Labo d’Études en Sciences des Arts, Aix-Marseille Université, 2022
entretien avec Marc Jacquin, catalogue exposition Revue Semaine n°458, 2022, fr./angl.
entretien avec Marc Jacquin (version longue), pour l’exposition Musée Réattu, 2022
catalogue de l’exposition, revue Semaine 25.22, n°458, 2022, fr./angl.
dossier de presse de l’exposition, 2022

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livre Mes écoutes

Mes écoutes
livre
2022

éditions B42
collection Sentiers dirigée par Mathilde Villeneuve
12 € + port
pour commander : en librairie ou éditions B42

Les heures creuses 


français
10,7 x 16,9 cm
176 pages

textes de Dominique Petitgand
graphisme deValence

diffusion et distribution
LES BELLES LETTRES
ISBN : 978-2-490077-66-3

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Premier volume de la collection Sentiers dirigée par Mathilde Villeneuve,
Mes écoutes est un projet entamé par Dominique Petitgand en 2004,
en parallèle de son travail de création sonore. Rassemblant des textes
inédits ou ayant été initialement diffusés lors d’expositions, ou de
performances, cet ouvrage en constitue la version la plus complète. 

À travers ces 170 courts textes, Dominique Petitgand décrit comment,
dans diverses situations de sa vie, il écoute. Semblable à une traversée
des lieux et des temps, cette évocation des sons en leur absence constitue
une fiction possible autour de quelques thèmes : le parcours d’une journée
du réveil au sommeil, l’écoute domestique ou urbaine, les déplacements,
les règles d’usage de la conversation, la musique intérieure, ou encore
l’obsession sonore. Pour chacune des situations décrites, le contexte,
l’instant, mais aussi la disposition mentale ou physique de la personne
qui écoute, importent autant, sinon plus, que la description du son.
Ce recueil fait ainsi place au son non-représentable et préfère déplacer
la réflexion sur ses effets et sa réception plutôt que sur sa description.
Il se concentre ainsi sur des détails, des résonances, des ressemblances,
ou se contente parfois simplement d’énoncer une interrogation.
Une attention particulière est alors portée à ce qui est indirect, se trouve
à distance, ou se révèle après-coup.

Chacun de ces textes peuvent être lus indépendamment les uns des
autres ou en suivant l’organisation des ensembles proposés par
Dominique Petitgand, et participent d’une même conception de l’acte
d’écoute, ici pensé comme un outil filtrant la vie et s’insinuant au fil des
jours dans les pensées de l’auteur.

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extraits

extrait


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à propos

entretien radiophonique avec Marie Richeux, émission Par les temps qui courent, France Culture, 2022
texte de Marie Viguier, article de presse magazine en ligne maze.fr, 2022
entretien avec Marie Viguier, magazine en ligne maze.fr, 2022
texte de Christian Rosset, article de presse magazine en ligne diacritik.com, 2022
vidéo réalisée par Dominique Petitgand, courte présentation du livre, 2022


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extraits publiés dans revues, livres ou catalogues

– livre Une idée du Nord de Pascale Cassagnau, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015
– livre Sommeil léger, co-édition EPCC ESBA TALM site d’Angers/Le Gac Press, 2014
– livre La tentation du son, direction Kaye Mortley, Phonurgia Nova éditions, 2013
– revue Le Quai n°15, École Supérieure d’Art de Mulhouse, 2008
– catalogue de l’exposition Small Various Fire, Royal College of Art, Londres, 2007, angl.
– Revue & Corrigée n°72, 2007
– Revue & Corrigée n°71, 2007
– Revue & Corrigée n°70, 2007
 Revue & Corrigée n°69, 2007
– Journal des Laboratoires d’Aubervilliers – Special Issue2007, angl.
– Journal des Laboratoires d’Aubervilliers, 2006

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Les voix blanches (map)

Les voix blanches / Light voices (map)
wallpaper, impression papier, version française ou anglaise
220 x 155 cm

2022

édition multiple à 20 exemplaires (avec certificat)
pour commander : contact

exposition personnelle La distance abolie, Musée des Beaux-Arts de Nancy, 2022
exposition personnelle L’écoute flottante, gb agency, Paris, 2022

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L’œuvre imprimée est fixée à mi-hauteur sur la surface d’un mur.
Elle se lit comme une carte géante.

Une fois fini le montage d’une œuvre sonore, il y a un texte potentiel qu’une transcription rend visible et formalise. Quelque chose qui vient après et peut prendre toutes les formes. Cette carte est une de ces formes. Non plus linéaire et verticale, comme les transcriptions que je publie dans les catalogues, mais cette fois-ci spatiale, panoramique, géographique, comme une cartographie prenant place dans toute l’étendue d’une immense page blanche.

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gb agency, 2022 – photo Aurélien Mole

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détail version française


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Musée des Beaux-Arts de Nancy, 2022 – photo D.P.


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à propos

captation vidéo exposition gb agency, réalisée par Marisol Rodriguez, 2022
– entretien avec Églantine Mercader, communiqué exposition gb agency, 2022

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Soupirs

Soupirs
installation sonore pour 1 haut-parleur et vinyle
2022

exposition L’écoute flottante, gb agency, Paris, 2022

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Soupirs est une version prélevée, intérieure et musicale, de Soupirail.

Un disque vinyle est posé sur une platine, elle-même posée sur
un socle contenant un haut-parleur. Le disque possède deux faces.
Le déclenchement de son écoute est libre.

Soupirs est un accompagnement suggéré, une présence musicale, intermittente, dans un coin ou au milieu de l’espace, comme une fontaine ou une horloge qui sonnerait de temps en temps.
Sa temporalité n’est pas donnée, c’est un son que l’on déclenche
à volonté — qui a toutefois une durée limitée (la durée d’une face de disque). C’est une épure musicale à laquelle on accorde
une attention flottante, quelques accords égrainés avec de longs silences entre les notes. Les durées des silences sont inégales,
ce qui produit un ordonnancement irrégulier et arbitraire du temps. 

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extrait

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photos Aurélien Mole


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à propos

captation vidéo exposition gb agency, réalisée par Marisol Rodriguez, 2022
entretien avec Églantine Mercader, communiqué exposition gb agency, 2022

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L’écoute flottante

L’écoute flottante
installation sonore pour 16 haut-parleurs
2022

L’écoute flottante (The suspended listening)
version avec 2 écrans pour sous-titres français et anglais

exposition personnelle L’écoute flottante, gb agency, Paris, 2022

Les heures creuses 

L’écoute flottante recompose et entrecroise, sous une forme plus frontale et concentrée, des éléments issus des installations Les voix blanches.

Sur une grande surface, 16 haut-parleurs sont fixés au mur à des hauteurs différentes. 
L’installation active un pluriel de voix entremêlées d’une conversation murale. Les paroles et les présences vocales sont fragmentées et découpées, par ordre décroissant : les phrases, les mots, les syllabes, puis, les exhalaisons, rires, toux, chantonnements et respirations. Les voix sont étoilées, comme les haut-parleurs, sur le mur, et circulent en mouvement selon des trajectoires, des courbes, qui passent d’un haut-parleur à l’autre. 
Les phrases sont très courtes et semblent extraites de récits, de continuités et de contextes multiples. Ces interventions vocales sont suspendues dans le vide et entrecoupées de silences irréguliers. Chaque silence, en tant qu’arrêt brusque et subit du son, est empreint d’une tension qui se creuse entre la suspension de la présence humaine et son potentiel retour.

version avec sous-titres sur 2 écrans

Deux écrans à proximité, l’un pour le français, l’autre pour l’anglais, reprennent de façon synchrone la découpe des paroles entendues – uniquement ce qui est intelligible. Il y avait au départ le simple souci de mettre à disposition une traduction, mais je me suis rendu compte que la transcription visuelle des phrases étaient utile pour tout le monde, y compris pour les francophones. J’ai donc également traduit du français au français, en passant de l’oral à l’écrit et en travaillant sur ce décalage entre l’écoute et la lecture. La reprise sur écran de ce que l’on entend devient un point d’accroche pour l’écoute, un appui, au risque de la redondance ou de la dissonance. 
Traduction en anglais de Miles Hankin, Chet Wiener et Marisol Rodriguez.

extrait

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photos Aurélien Mole


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à propos

captation vidéo exposition gb agency, réalisée par Marisol Rodriguez, 2022
entretien avec Églantine Mercader, communiqué exposition gb agency, 2022

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Crédits

crédits du site

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création et administration du site
Dominique Petitgand

création et développement technique
Charlotte Imbault

toutes les images (croquis, visuels, vues d’exposition) :
© Dominique Petitgand-ADAGP
(en plus de certains crédits photo)



crédits des œuvres


pièces sonores
enregistrées, montées, mixées, mises en espace par Dominique Petitgand
musiques composées et interprétées par Dominique Petitgand

avec les voix de
Dominique Ané, Camille Auvy, Colin Auvy, Louise Goutin,
Bénédicte Petitgand, Marie-Henriette Petitgand, Liza Maria Riveros,
Paoulo Riveros, Norbert

et aussi
Dario Alvarez, George Caruzzo, François Gobillot, Monique Gobillot,
Jean Petitgand, Édit Zakal

avec les traductions orales de
Éric Baudelaire, Peter O’Brien, Marta Dansie, Daniel Darius Oskui,
Ruth Gamper, Miles Hankin, Marina Melancorteci, Christine Melchiors,
Sophie Nys, Massimo Prandini, Tatsanai Wongpisethkul

avec les traductions écrites de
Michael Angland, Jean-Charles Beaumont, Carlo Fossati, Miles Hankin,
Ruth Kaaserer, Nicolas Sergère, Chet Wiener

avec les contributions musicales occasionnelles de
Dominique Ané, Antoine Carolus, Christine Ott, Marc Sens

avec les contributions sonores occasionnelles de
Hervé Birolini, Stéphane Janin, Fabrice Laureau, Yann Tiersen,
Jean-Pierre Viazzi 

merci à
Nathalie Boutin et Solène Guillier,
Alexandra Delage, Églantine Mercader, Magalie Meunier, Élodie Royer
(galerie gb agency – 2001/2023)

credits of the website  

ccc
creation and administration of the website
Dominique Petitgand

creation and technical development
Charlotte Imbault 

all images (sketches, pictures, exhibition views):
© Dominique Petitgand-ADAGP
(in addition to some photo credits)



credits of the works


sound pieces
recorded, edited, mixed, spatialized by Dominique Petitgand
musics composed and played by Dominique Petitgand

with the voices of
Dominique Ané, Camille Auvy, Colin Auvy, Louise Goutin,
Bénédicte Petitgand, Marie-Henriette Petitgand, Liza Maria Riveros,
Paoulo Riveros, Norbert

and also
Dario Alvarez, George Caruzzo, François Gobillot, Monique Gobillot,
Jean Petitgand, Édit Zakal

with the oral translations of
Éric Baudelaire, Peter O’Brien, Marta Dansie, Daniel Darius Oskui,
Ruth Gamper, Miles Hankin, Marina Melancorteci, Christine Melchiors,
Sophie Nys, Massimo Prandini, Tatsanai Wongpisethkul

with the written translations of
Michael Angland, Jean-Charles Beaumont, Carlo Fossati, Miles Hankin,
Ruth Kaaserer, Nicolas Sergère, Chet Wiener

with occasional musical contributions of
Dominique Ané, Antoine Carolus, Christine Ott, Marc Sens

with occasional sound contributions of
Hervé Birolini, Stéphane Janin, Fabrice Laureau, Yann Tiersen,
Jean-Pierre Viazzi

thanks to
Nathalie Boutin et Solène Guillier
Alexandra Delage, Églantine Mercader, Magalie Meunier, Élodie Royer
(gb agency Gallery – 2001/2023)


Un écrin pour les voix

en collaboration avec Christelle Chalumeaux

Un écrin pour les voix
étude pour une installation sonore en 2 espaces
2012

lauréat de la bourse de la Fondation des Artistes, Paris, 2012

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Chacune de mes installations sonores met en place un dispositif de diffusion des sons adapté aussi bien aux particularités du lieu investi qu’à la structure formelle et narrative de l’œuvre sonore exposée.

Pour installer les conditions d’une écoute en plusieurs paliers, mobile et ouverte, je répartis les sons selon différents paramètres. L’un deux me fait privilégier les espaces intimistes pour les voix et les espaces résonants pour les autres sons non intelligibles (qui peuvent s’épanouir dans la réverbération).

Un écrin pour les voix est une recherche (en collaboration avec l’architecte Christelle Chalumeaux), une étude pour inventer et construire, dans la situation d’un grand espace résonant d’un seul tenant, un second espace, plus petit et à l’acoustique mate, qui puisse être un refuge pour les voix.

Il s’agit de penser un enchâssement d’espaces qui permette de distinguer puis d’articuler deux plans sonores, un extérieur et un intérieur : une première immersion globalisante et diffuse, constituée par les sons (bruits, atmosphères musicales) diffusés dans la résonance du premier et grand espace, et un second plan sonore vocal, localisé à l’intérieur du second et petit espace, qui se dévoile dans un second temps, lorsque l’on s’approche puis entre à l’intérieur de la petite structure. 

Et de valoriser ce qui se joue dans l’entre deux, la richesse des paliers intermédiaires, des étapes graduées entre les deux zones, lorsque l’écoute nous déplace et se fait enquête. Lorsque le premier plan, au statut d’accueil et d’écran, laisse échapper dans ses interstices les premiers indices de l’existence d’un second. Lorsqu’on se trouve à mi-chemin, entre plusieurs sources, et que certains liens commencent à poindre. Jusqu’à la proximité d’un noyau, une fois à l’intérieur de l’habitacle, la voix à côté de l’oreille, en dialogue à distance avec les bruits du lointain, les perspectives à présent inversées.

En se rapprochant de ce second plan sonore vocal, l’écoute donne enfin accès aux paroles, au récit proprement dit. La composition se découvre dans son entier, avec ses caches, ses surprises, ses clefs d’assemblage et le mode de relation qu’elle instaure entre les couches. Le récit prend forme, la structure de l’œuvre se dévoile enfin.

croquis préparatoires D.P.

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