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J’ai changé

J’ai changé 
installation sonore pour 5 haut-parleurs
2008

J’ai changé (I changed) – version avec sous-titres anglais
exposition Best of Kunstpreis Robert Schuman, Musée d’Histoire de la Ville de Luxembourg, 2008



J’ai changé
est une oeuvre composite.
Sur un dispositif central (dans l’espace principal, un haut-parleur sur socle pour les voix) et périphérique (dans les parties annexes, quatre haut-parleurs au sol pour les éléments sonores et musicaux), plusieurs séquences se succèdent dans différentes configurations : voix seule, voix proche avec voix au lointain, voix avec musique, musique sans voix, sons seuls ou silences.

version avec sous-titres

J’ai changé (I changed). Au mur sur le côté de la partie centrale, un écran pour les sous-titres de la traduction. Traduction en anglais de Miles Hankin et de Chet Wiener.

extrait

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photos 1-2-4-5 D.P. / 3-6 Musée d’Histoire de la Ville de Luxembourg

Je parle

Je parle
installation sonore pour 4 haut-parleurs
2009

exposition personnelle Quelqu’un est tombé, abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen-l’Aumône, 2009

Je parle (I talk) – version avec sous-titres anglais
exposition personnelle Je parle, Diagonales, collection CNAP, École Supérieure d’Art, Clermont-Ferrand, 2010

Les heures creuses 

L’installation Je parle prend place dans un espace d’un seul tenant à l’acoustique très réverbérante. Deux premiers haut-parleurs, posés au sol et tournés vers les murs diffusent des éléments musicaux élémentaires et longs qui s’épanouissent dans la forte résonance du lieu et emplissent tout le volume. Dans le creux de ces séquences, en alternance et en écho, de l’autre côté de l’espace, lui tournant le dos (laissant le centre vide), deux autres haut-parleurs, posés chacun sur un socle et orientés vers une alcôve, diffusent des voix. Une série de phrases très courtes, entrecoupées de longs silences, de paroles retenues, empêchées, réduites parfois à un seul mot : deux enfants qui refusent de se parler.
Chaque alcôve, pour l’occasion isolée acoustiquement, devient une paroi feutrée dissociant chaque énonciation en deux faces, le mot et son écho.

extrait

extrait

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abbaye de Maubuisson, 2009 – photos Catherine Brossais


hhhhh

version avec sous-titres

Je parle (I talk). Pour cette nouvelle présentation dans un lieu beaucoup plus grand, l’installation n’a pas pour autant augmenter sa surface. Elle a pris place au centre de l’espace et c’est le vide autour qui est devenu plus important.

Dans un second lieu, une coursive vitrée, un écran, visible depuis la rue, diffuse les sous-titres de la traduction synchrone et en anglais des paroles entendues dans le lointain.
Traduction en anglais de Chet Wiener.
 

extrait

École Supérieure d’Art de Clermont-Ferrand, 2010 photos Clément Guignard


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à propos

entretien avec Rahma Khazam, guide de l’exposition Je parle, École Supérieure d’Art, Clermont-Ferrand, 2010
texte de Rahma Khazam, article de presse magazine MCD, 2010
captation vidéo exposition abbaye de Maubuisson, réalisée par Julien Crépieux et Dominique Petitgand, 2009

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Je

Je
installation sonore pour 4 haut-parleurs
2005

exposition Chères Hantises, œuvres de la collection, FRAC Alsace, Sélestat, 2023
exposition Expérience sonore, prêt du FRAC Alsace, Musée d’Art Moderne, Troyes, 2016
exposition personnelle Je, Centre Culturel Colombier, Rennes, 2008
exposition Petites compositions entre amis, gb agency, Paris, 2005
exposition Tracking the traces, Concordia University, Montréal, 2005 (cur. Nicole Gingras)

Je (I) – version avec sous-titres anglais
exposition Je marche, j’ouvre une porte, je ferme une porte, Kasteel Wijlre, 2018 (cur. Tlön Projects)
 heures creuses 


L’installation Je occupe un espace d’un seul tenant.
Elle est composée de quatre haut-parleurs posés au sol, orientés vers le haut, placés et dirigés selon une logique qui nous échappe. On peut circuler au travers. On y entend quatre personnages (une fille, un garçon, une femme, un homme) qui décrivent, tour à tour et en quinconce, des actions qu’ils sont en train de faire. C’est une architecture de phrases courtes, entrecoupées de silences. Plusieurs récits se font jour, se faufilent dans les silences et s’entrecroisent au travers des phrases répétées, permutées, associées, dissociées.
 

version avec sous-titres

Je (I)
Pour cette version exposée dans un pays non francophone, le son reste exactement le même, les paroles restent en français. Seul, à l’écart, sur le côté et que l’on découvre dans un second temps, un écran fixé au mur diffuse, de façon exactement synchrone aux paroles, les sous-titres de la traduction.
Traduction en anglais de Miles Hankin.

extrait

extrait

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1-2 FRAC Alsace, 2023 – photos Pierre Rich / 3 CCC Rennes, 2007 – photo Mathieu Harel-Vivier / 4-5 gb agency, Paris, 2005 – photos D.P. / 6 Concordia University, Montréal, 2005 – photo Eric Matson



version avec sous-titres

Kasteel Wiljre, 2010  – photos Peter Cox



document

carton d’invitation CCC, Rennes, 2007


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à propos

transcription complète des 4 voix
texte de Pascalle Mansvelders, article de presse Beelden n°1, Rotterdam, 2018, néerl.
texte de Philippe Lepeut, notice de l’œuvre, collection du FRAC Alsace, 2013
texte de Nicole Gingras, catalogue de l’exposition Traces, Concordia University, Montréal, 2005, fr./angl.

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Les liens invisibles

Les liens invisibles
installation sonore pour 5 haut-parleurs
2013

exposition personnelle Il y a les nuages qui avancent, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015

Les liens invisibles (The invisible links) – version avec sous-titres anglais
exposition Place is the Space, Contemporary Art Museum, St. Louis, USA, 2013 (cur. Dominic Molon)

Les liens invisibles est également le titre d’une exposition personnelle à EMBA-galerie Manet, Gennevilliers, 2007 (cur. Lionel Balouin) comprenant l’installation Un lien invisible

Les heures creuses 


Les liens invisibles est une variation de l’oeuvre Proche, très proche, elle-même variation de Quant-à-soi.
Cette installation sonore pour cinq haut-parleurs se dévoile en deux temps parce qu’elle articule deux plans sonores distincts et reliés à distance de façon synchrone : des bruits puis une voix. Elle requiert une écoute mobile qui construit son propre mixage au gré d’un cheminement spatial et mental.
Dans la version en 2015 dans l’île de Vassivière, l’installation a pris place dans une tour.
Au premier niveau, quatre haut-parleurs sont fixés aux murs, faisant cercle autour de nous qui entrons dans la tour. Ces haut-parleurs produisent un écran sonore en diffusant une série de bruits, entrecoupés de longs silences, qui circulent d’un haut-parleur à l’autre et s’épanouissent dans la forte réverbération du lieu. Chacun de ces sons est une action produite sur des objets que l’on imagine en verre. Leurs apparitions et leurs mouvements obéissent à une logique qui nous échappe, une mécanique et une présence sculpturale mouvante et invisible. Par moments, des séquences plus longues de vibrations et d’ondes viennent emplir par bouffées le volume entier de la tour.
Tout en haut de cette tour, après avoir gravi l’immense escalier circulaire, nous pouvons découvrir un cinquième haut-parleur fixé sur la petite plateforme. Ce haut-parleur diffuse une voix, une voix restée dans un premier temps cachée. Sa découverte dépend de notre ascension et de notre écoute. C’est en arrivant en haut que l’on peut entendre, plus ou moins fortes et distinctes selon la distance, une série de phrases courtes, elles aussi entrecoupées de silences et qui sont diffusées de façon exactement synchrone aux bruits provenant des quatre haut-parleurs du bas. Bruits à présent perçus dans le lointain et accompagnés de leur réverbération.
C’est ce synchronisme qui a permis de cacher jusqu’ici la voix :
à chaque phrase correspond un bruit, à chaque bruit est associée une phrase – bruit et parole comme les deux faces d’une médaille, comme l’objet et son ombre, réunis au montage puis séparés et mis à distance par le dispositif de l’installation.
Lorsque cette voix apparaît, des liens se révèlent, un récit est possible : une femme nous parle, évoque des liens invisibles, des liens qui la relient à d’autres, personnes objets ou entités, et qu’elle a des difficultés à définir et à énoncer. Sa parole effilochée reste indéterminée et suspendue.
Une fois les deux plans sonores dévoilés, nous pouvons mentalement circuler entre les deux pôles, privilégier l’un ou l’autre (ou tous les degrés intermédiaires), déterminer proche et lointain, haut et bas, bruit et mots, et écouter leurs liens invisibles.

extrait

extrait

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CIAP, Île-de-Vassivière, 2015 – photos Aurélien Mole


hhhhh


version avec sous-titres

Les liens invisibles (The invisible links). Dans cette version, l’installation a pris place sur les deux niveaux du musée : un rez-de-chaussée et une coursive.
Au rez-de-chaussée, les quatre haut-parleurs pour les bruits sont posés au sol, positionnés et orientés de façon irrégulière. À l’étage, après avoir gravi l’escalier, nous pouvons découvrir au bout de la coursive le cinquième haut-parleur pour la voix posé sur un socle.

Pour cette version exposée dans un pays non francophone, le son reste exactement le même, les paroles restent en français. Seul, un écran à l’écart et fixé au mur diffuse, de façon synchrone également, les sous-titres de la traduction écrite des paroles diffusées à quelques mètres. Traduction en anglais de Miles Hankin.
 

extrait

CAM, St. Louis, USA, 2013 – photos David Johnson


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documents

cartes postales publiées par Transpalette, Emmetrop, Bourges, 2006


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à propos

texte de Dominique Petitgand, catalogue de la collection du FRAC Île-de-France, Paris, 2020, fr./angl.
– texte de Dominique Petitgand, livre Les liens invisibles, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015, fr./angl.

texte de Anne-Sophie Miclo, article de presse La belle revue, exposition CIAP, juin 2015
texte de Majorie Micucci, article de presse poptronics.fr, exposition CIAP, juillet 2015
entretien vidéo École d’architecture de Nancy, exposition CIAP, 2015
entretien radio Chronique radiophonique n°12, Réseau Art contemporain en Limousin, exposition CIAP, 2015
entretien avec Marianne Lanavère, inédit, exposition CIAP, 2015
présentation audio par Dominic Molon, exposition CAM-St-Louis, 2013, angl.
texte de Dominic Molon, catalogue de l’exposition CAM-St-Louis, 2013, angl.

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Le tyran domestique

Le tyran domestique
installation sonore pour 5 haut-parleurs
2015

exposition Sounds by the river, FIAC Hors-les-Murs, gb agency, Berges de Seine, Paris, 2015 (cur. Anne-Laure Chamboissier)

Les heures creuses 

Le tyran domestique est une version plus courte et concentrée sur cinq haut-parleurs de l’installation
De l’électricité dans l’air.
Elle a prend place à l’intérieur et aux alentours d’un container vide aménagé sur les berges de la Seine et articule deux plans sonores : intérieur et extérieur.
À l’intérieur du petit espace, quatre haut-parleurs massifs posés au sol diffusent de façon discontinue des séquences courtes de sons électriques qui dysfonctionnent, produisent et propagent grésillements, vibrations, éclats et ondes.
À l’extérieur, face aux portes ouvertes, un haut-parleur caché parmi les feuillages diffuse par intermittence une série de brèves séquences de voix sans paroles (respirations retenues, cri-chants, appels).
Les deux plans sonores sont liés à distance, les son, les voix, semblant se déclencher les unes les autres, s’accompagner ou s’interrompre, de façon heurtée, arbitraire et musicale.

extrait

extrait

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photos D.P.


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à propos

Carrusel de las artes par Hugo Passarello Luna, reportage radiophonique, RFI Espagne, 2015, esp.
texte de Bastien Gallet, article de presse art press, octobre 2015, fr./angl.

ggg

La veilleuse

La veilleuse
installation sonore pour théâtre vide
2017

exposition personnelle La veilleuse, programme Écritures partagées, Comédie de Caen-CDN de Normandie, Hérouville-Saint-Clair, 2017 (cur. Audrey Illouz)

Les heures creuses 


La veilleuse est une installation sonore pour théâtre vide.
Elle se visite dans les heures creuses du théâtre : cette émotion d’entrer dans une grande salle totalement vide, habituellement peuplée et en représentation, et de se trouver en présence de voix, de silences, d’apparitions sonores qui proviennent des différents côtés et niveaux de la salle, des gradins, du plateau, du fond de scène, des paroles et des sons entendus dans la distance, proches, lointains.

La veilleuse est un dispositif pour quatre haut-parleurs (deux dans la salle au milieu des sièges, un troisième sur scène et un quatrième caché au fond de la scène) qui diffusent un montage dans lequel de courtes séquences de voix seules (la plupart issues de pièces précédentes), hachées et entrecoupées de silence, interagissent, se croisent, s’entrecoupent, parfois s’additionnent, d’un bord à l’autre du volume global de la salle de théâtre.

extrait

extrait

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photos Tristan Jeanne-Valès


ddd

à propos

brochure de saison Comédie de Caen-CND de Normandie, Hérouville-Saint-Clair, 2017

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Quelqu’un par terre

Quelqu’un par terre
installation sonore pour 7 haut-parleurs
2005

exposition personnelle Un soulagement, La Compagnie, Marseille, 2009 (cur. Paul-Emmanuel Odin)
exposition personnelle Quelqu’un par terre, L’Arsenic, Lausanne, 2007 (cur. Marie Jeanson)
exposition personnelle Quelqu’un par terre, Transpalette-Emmetrop, Bourges, 2005 (cur. Jérôme Poret)

version pour 11 haut-parleurs
exposition personnelle Quelqu’un par terre, Nuit Blanche, église St Roch, Paris, 2009 (cur. Michel Brière – avec la collaboration de Kerwin Rolland, acousticien)

Quelqu’un par terre (Someone on the ground) – version avec sous-titres anglais
exposition Stutter, Level 2 gallery, Tate Modern, Londres, 2009 (cur. Vanessa Desclaux et Nicholas Cullinan)
exposition personnelle Quelqu’un par terre, gb agency, Paris, 2007

Les heures creuses 

Dans cette installation qui se déploie dans plusieurs espaces, des éclats d’une chaise métallique qui tombe cachent des éclats de voix.
Et nous devons nous déplacer pour écouter ces voix qui ne se font entendre puis comprendre qu’une fois franchis certains seuils. Dans notre oreille, se produit ce phénomène : un éclat métallique qui s’abat avec scansion sur le sol fait naître une suite de paroles. Et c’est notre déplacement qui nous fait découvrir l’un après l’autre les deux termes de ce binôme bruit/langage. Une mobilité qui nous laisse libres de choisir notre point d’écoute : d’un côté, de l’autre ou bien entre. Lorsque les voix nous apparaissent, un récit se fait jour, des liens se révèlent.
Pour accoler ensemble les deux éléments (phrases et bruits) je me suis servi du synchronisme et d’une forte ressemblance formelle. Chaque éclat est associé à une phrase de même durée, de découpes identiques : “ta-ta-ta-ta” = “quel-qu’un-par-terre”, “ta-ta-ta” = “t’in-quiète-pas”, “ta-ta-ta-ta-ta” = “tout-est-ou-bli-é”, créant une succession de séquences à deux faces.
Dans le premier espace de l’église, huit haut-parleurs à l’entrée puis près de l’autel, diffusent en diagonale les éclats métalliques dans la résonance de la nef. Dans la dernière étape du parcours, la chapelle terminale, espace réduit et feutré, un haut-parleur sur socle diffuse les voix. Un dualisme se fait jour qui concerne la relation que nous entretenons avec ce que nous percevons : d’un côté (dans la nef), un champ sonore que l’on peut traverser, de l’autre (dans la chapelle), un point localisé duquel nous pouvons nous éloigner ou nous approcher. La forte résonance du premier espace produit un écho, doublon sonore qui prolonge chaque éclat de chaise et qui sonne dans le silence. C’est ce que nous continuons d’entendre une fois que nous nous éloignons de ce champ. Et lorsque nous nous  approchons des voix, cet écho, par le jeu du synchronisme, devient l’écho des phrases, associé à elles comme une ombre. L’installation met en scène un troisième son, situé dans un espace intermédiaire : le vent qui se faufile, passe sous les portes et fait chanter l’architecture. À la différence des deux autres, ce son est continu, il fluctue et s’insinue.
Un des résumés possibles de Quelqu’un par terre : une chaise qui parle, des phrases qui tombent, le vent qui chante.


extrait

extrait

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Nuit Blanche, église St Roch, Paris, 2009 – photos Julien Crépieux



Dans cette version, les quatre haut-parleurs pour les éclats métalliques dessinent, dans un premier grand espace résonant, un plan incliné qui accompagne leur gravité. Les voix sont diffusées en haut d’une mezzanine, transformée en un espace protégé à l’acoustique feutré. Le vent est diffusé depuis des coulisses cachées à la vue.
 

extrait

extrait

La Compagnie, Marseille, 2009 – photos D.P.po, La Compagnie, Marseille, 2009 – photos D.P


L’installation, ici, prend place dans un ancien abri anti-atomique, un réseau de neuf espaces souterrains, très résonants, en enfilade et reliés les uns aux autres par une seule ouverture.
Les éclats métalliques rebondissent d’un mur à l’autre et balisent la déambulation jusqu’aux voix cachées. Seul, le dernier espace, qui accueille ces voix, et qui est la butée du parcours, est plongé dans le noir et feutré (isolation phonique).

extrait

L’Arsenic, Lausanne, 2007 – photos D.P.Lausanne, 2007 – photos D.P.exposition personnelle, L’Arsenic, Lausanne, 2007 – photos D.P.



Dans cette première version de l’installation, Quelqu’un par terre occupe un bâtiment dans son entier, sur trois niveaux ouverts les uns aux autres (deuxième et troisième niveaux en coursive). Au rez-de-chaussée, espace très réverbéré, quatre haut-parleurs fixés aux murs pour les éclats de chaise.  Au deuxième niveau, dans une pièce sur le côté, un haut-parleur caché : le vent qui serpente dans tout le bâtiment. Au troisième niveau, espace feutré, un haut-parleur posé sur socle pour les voix. Les voix se font entendre indistinctement et petit à petit lors de l’ascension de l’escalier, et deviennent enfin claires, distinctes et complètes une fois tout à fait en haut.
 

extrait

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Transpalette, Emmetrop, Bourges, 2005 – photos D.P.


version avec sous-titres

Quelqu’un par terre (Someone on the ground) se compose de trois parties sonores, liées secrètement entre elles (un son qui en cache un autre) et diffusées dans trois espaces contigus. Dans cette version avec traduction, un quatrième espace est symboliquement constitué par un écran fixé sur un côté.
L’installation occupe tous les espaces de l’exposition collective, une cohabitation rendue possible par le silence des autres œuvres.
Première couche de l’œuvre : aux murs du sas d’entrée, deux haut-parleurs fixés près du sol fait entendre le son du vent. Deuxième couche : fixés en hauteur aux murs de l’espace principal, quatre haut-parleurs diffusent les éclats métalliques dans toute la résonance du l’exposition. Troisième couche, intermédiaire : sur un côté, un écran fixé à hauteur de regard diffuse les sous-titres en langue anglaise.
Dernière couche : dans un espace plus restreint et ouvert sur l’extérieur, un haut-parleur sur socle fait enfin apparaître les voix (en français).
Traduction en anglais de Miles Hankin.

Level 2 gallery, Tate Modern, Londres, 2009 – photos D.P.


extrait


version avec sous-titres

Dans cette version avec traduction, l’espace a été découpé en quatre parties : un premier espace très résonant pour les éclats métalliques, un espace intermédiaire pour les sous-titres de la traduction (sur un écran fixé au mur), une petite salle plongée dans l’obscurité à l’acoustique feutrée pour les voix, et un espace en coulisses (les bureaux, pour le vent caché au lointain).

extrait

extrait

gb agency, Paris, 2007- photos D.P.


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à propos

textes d’Anne-Lou Vicente et de Dominique Petitgand, Revue Volume n°1, 2010, fr./angl.
entretien avec Vanessa Desclaux in livre Installations (documents), 2009, fr./angl.

texte de Paul-Emmanuel Odin, La Compagnie, Marseille, 2009
entretien avec Ophélie Koch, guide de l’exposition Un soulagement, La Compagnie, Marseille, 2009
texte de Jonas Pulver, article de presse Le courrier, avril 2007
texte de Kim West, article de presse artforum.com, New York, décembre 2006, angl.
texte de Paul-Emmanuel Odin, La Compagnie, Marseille, 2006
texte de Manuel Cirauqui, article de presse Lapiz n°229, Madrid, janvier 2006, esp.
texte d’Aurore Bonneau, article de presse paris-art.com, décembre 2006
texte de Jérôme Poret, communiqué de presse de l’exposition Quelqu’un par terre, Transpalette, Bourges, 2005

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La porte ne s’est pas ouverte

La porte ne s’est pas ouverte
installation sonore pour 5 haut-parleurs
2008

exposition personnelle Un tout, dont je fais partie, L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012 (cur. Camille Gietler)

La porte ne s’est pas ouverte (The door didn’t open) – version avec sous-titres anglais
exposition personnelle La porte ne s’est pas ouverte, MUDAM, Luxembourg, 2009 (cur. Christophe Gallois)

Les heures creuses 


L’installation La porte ne s’est pas ouverte articule deux plans sonores.
Dans un premier espace, antichambre du second, un haut-parleur diffuse une voix. Une enfant fait le récit d’un moment de basculement : une faille qui s’ouvre pour laisser place à la peur.
Dans le second espace, salle attenante plus vaste et plus résonnante, quatre haut-parleurs diffusent des atmosphères musicales. Discrètement disposés à-côté ou sur les tables, ils déploient un champ, les sons emplissent tout le volume et s’épanouissent dans la réverbération. L’installation joue sur les distances, la différence des acoustiques propres aux deux espaces et met en relation la voix, perçue comme une figure, et les sons réverbérés, perçus comme un fond. 
Quand le récit de l’enfant se bloque, la peur survient, la musique commence. Trois atmosphères musicales différentes (accords stridents d’une guitare électrique ; ondes de choc pointues et métalliques ; vibrations et pulsations) se succèdent et donnent différentes couleurs à cette peur.
 

extrait

extrait

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L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012 – photos Mathieu Bertola



version avec sous-titres

La porte ne s’est pas ouverte (The door didn’t open). Cette version a pris place dans le grand pavillon du musée.
Le premier haut-parleur pour la voix est posé sur un socle dans le couloir-passerelle qui mène au second espace. Le second et immense espace accueille tout en hauteur les quatre autres haut-parleurs pour les musiques et leur grande résonance.

Pour cette version avec traduction, les sons restent les mêmes, seul, sur le côté du second espace, un écran fixé au mur et qui se dévoile dans un second temps, diffuse la traduction écrite et synchrone des paroles. Traduction en anglais de Miles Hankin.
 

extrait

MUDAM, Luxembourg, 2009 – photos Aurélien Mole


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document

carton d’invitation, MUDAM, 2009


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à propos

entretien avec Camille Giertler, guide de l’exposition Un tout, dont je fais partie, L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012
texte de Christophe Gallois, guide de l’exposition La porte ne s’est pas ouverte, MUDAM, 2009, fr./all./angl.

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Je m’en vais

Je m’en vais
installation sonore pour 5 haut-parleurs
2008

exposition personnelle Un tout, dont je fais partie, L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012 (cur. Camille Gietler)
exposition 23’17, Mains d’Œuvres, Saint-Ouen, 2009 (cur. Isabelle Le Normand, avec la collaboration de Kerwin Rolland, acousticien)

Je m’en vais (I’m leaving) – version avec sous-titres anglais
exposition personnelle gb agency, Paris, 2011

Je m’en vais est une installation qui articule deux plans sonores, répartis dans deux espaces contigus.
Dans la salle des fêtes de l’Aubette 1928, vaste et résonante, rassemblés au centre et irrégulièrement posés au sol, quatre haut-parleurs diffusent les fragments éclatés de brouhaha (qui semble provenir d’une fête familiale : voix, appels, bribes de chants et de musiques qui se mêlent aux rires) jouant avec les silences et la résonance du lieu.
Dans le foyer-bar, plus petit et moins résonante, un haut-parleur posé sur un socle diffuse la voix d’une enfant qui évoque un départ, une fugue, et passe en revue sa stratégie pour fuir le rassemblement, la fête (que l’on perçoit à distance, provenant de la salle attenante) : rassembler le nécessaire, se glisser, sans se faire entendre des autres, dans l’entrebâillement de la porte. 
Un troisième élément sonore, des exhalaisons (respirations, prises de souffle, toux), émises  par le même haut-parleur du foyer-bar sont en connexion directe et synchrone avec les fragments de brouhaha (de la salle des fêtes) et en sont, pour chaque séquence, comme un déclencheur et une interruption.
Le dispositif formel de cette installation reproduit ce que raconte l’histoire : une voix, seule au premier plan, qui s’exclue et s’affranchit d’un ensemble.

extrait 

extrait

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L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012 – photos Mathieu Bertola


Dans cette exposition collective, un haut-parleur pour la voix nous accueille dans le coude de l’entrée.
Les quatre haut-parleurs pour le brouhaha sont posés aux quatre coins du vaste et second espace, tournés vers les murs pour jouer avec la  grande résonance du lieu.
En concertation avec les autres artistes de l’exposition (Dominique Blais, Pascal Broccolichi et Jérôme Poret) et l’acousticien Kerwin Rolland, chacune des œuvres et sculptures sonores est diffusée en alternance avec les autres, tour à tour allumée puis éteinte.
Le temps de la visite (d’une durée totale de 23’17) découpé en quatre partitions autonomes.

Mains d’oeuvres, Saint-Ouen, 2009 – photos 1 Vinciane Verguethen / 2-8 D.P. (4 et 6 oeuvre de Dominique Blais)



version avec sous-titres

Je m’en vais (I’m leaving).
Pour cette version avec traduction, à mi-chemin entre les deux espaces, sur le parcours qui mène de la voix au brouhaha, un écran, fixé au mur diffuse les sous-titres synchrones aux paroles de l’enfant.
Traduction en anglais de Miles Hankin.
 

extrait

gb agency, Paris, 2011 – photos Marc Domage


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à propos

entretien avec Camille Giertler, guide de l’exposition Un tout, dont je fais partie, L’Aubette 1928, MAMCS, Strasbourg, 2012
texte de Valery Poulet, blog transversales-blogspot.com, mai, 2011
captation vidéo exposition gb agency, réalisée par Éric Boutin et Dominique Petitgand, 2011

entretien avec D. Blais/ P. Broccolichi/J. Poret par I. Le Normand et A. Rioux, article de presse Mouvement n°53, 2009

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Je siffle au bord du quai

Je siffle au bord du quai
installation sonore pour 7 haut-parleurs
2013

collection du Centre National des Arts Plastiques
prochaine activation, Centre des Monuments Nationaux, Domaine National de Saint-Cloud, printemps 2025
Bois de sculptures, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015/2021
exposition personnelle Il y a les nuages qui avancent, CIAP, Île-de-Vassivière, 2015
exposition personnelle L’oreille interne, gb agency, Paris, 2013

Au bord du quai – version pour 2 haut-parleurs
Festival Musique Action, Vandoeuvre-lès-Nancy, 2016

Les heures creuses 


version en plein air pour 7 haut-parleurs

Je siffle au bord du quai est une installation en plein air pour sept haut-parleurs, qui associe deux oeuvres imbriquées l’une dans l’autre : Je siffle et Au bord du quai.
En pleine forêt et au bord d’un lac, l’installation peut être entendue de très loin, même ténue, discrète et cachée dans le paysage. En s’approchant, le lieu de l’œuvre se précise : un ensemble de sept arbres situés en surplomb du chemin ont été choisis pour délimiter une circonférence. En haut du tronc de chacun, un haut-parleur est fixé, l’ensemble des sept orientés en tous sens.
Un sifflement (Je siffle) serpente d’un haut-parleur à l’autre, égrène ses fragments mélodiques, incomplets, effilochés, obstinés et répétés, entrecoupés de silences et de temps en temps interrompus par de très courtes séquences hachées de bruits et de passages de trains sans arrêt (Au bord du quai : avec cette sensation que l’on nous coupe la tête).
Le son mince et ténu du sifflement qui se faufile dessine une géographie perturbée : il nous interpelle, nous enveloppe, s’approche puis s’éloigne, nous pouvons partir à sa recherche, essayer de le suivre, mais ses apparitions surprises, son cheminement irrégulier et fuyant nous désorientent.
 

extrait 1

extrait

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CIAP, Bois de sculptures, Île-de-Vassivière – photos Aurélien Mole



version en intérieur

L’idée de l’œuvre des sifflements est venue suite à une habitude que j’ai : lorsque je visite un lieu, je siffle en me déplaçant, j’égrène quelques bribes de mélodies qui me viennent soudain, j’improvise, j’éprouve le silence et la résonance, comme un premier repérage, une première mesure.
Lors de cette première version en intérieur, l’installation a trouvé son rythme et sa mesure par l’imbrication des deux pièces d’origine : le sifflement et les interruptions de train.
L’installation prend place dans les deux espaces de la galerie, laisse les sols et les centres vides pour occuper la périphérie des murs.
La résonance du lieu et les échos qui rebondissent de tous côtés, accentuent la surprise, la perte de repère et la vitesse de propagation qui rendent l’œuvre, même à portée de main, fuyante et fantomatique.
 

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gb agency, Paris, 2013 – photos Marc Domage



Au bord du du quai – version pour 2 haut-parleurs

Au bord du quai est localisée sur deux haut-parleurs fixés au mur.
Cette installation fait entendre, entrecoupées de très longs silences (certains de plusieurs minutes), des séquences très brèves de passages de train sans arrêt, avec la sensation que l’on nous coupe la tête. Fragments abrasifs, lancés et ponctués par des sons percussifs ultra courts assimilables à des manipulations d’objets en verre.
Ces séquences micro architecturées semblent intervenir presque par hasard, au beau milieu de l’espace qu’elles viennent perturber, réveiller, parasiter.

extrait 2

extrait

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à propos

texte d’Anne-Sophie Miclo, article de presse La belle revue, exposition CIAP,  juin 2015
texte de Majorie Micucci, article de presse poptronics.fr, exposition CIAP, juillet 2015
entretien vidéo École d’architecture de Nancy, exposition CIAP, 2015
entretien radio Chronique radiophonique n°12, Réseau Art contemporain en Limousin, exposition CIAP, 2015
entretien avec Marianne Lanavère, exposition CIAP, inédit, 2015